NÎMES Des recruteurs de Daesh aperçus à la ZUP

Khadija Aoudia, avocate au barreau de Nîmes et Abdallah Zekri, vice-président du CFCM, ont été alertés d'une récente visite de recruteurs de Daesh à la ZUP.
Une centaine de jeunes gardois seraient partis rejoindre les rangs de l'Etat Islamique, 12 seraient morts. Abdallah Zekri, vice-président du Conseil français du culte musulman et son avocate Khadija Aoudia - qui avait récemment plaidé contre des propos jugés islamophobes de Claude Goasquen - sont confrontés quotidiennement aux familles dont l'un des enfants est parti. La peine endurée, et la difficulté à discerner ceux qui pourraient franchir le cap, ils la connaissent. "80 % d'entre eux sont dénoncés par les parents", estime M. Zekri. Et que dire de ceux, encore mineur, qui réussissent à passer les frontières sans être inquiété avec l'aide de réseaux djihadistes qui leur procurent des papiers factices, où dont la photo a été changée, et d'autres qui utilisent des documents officiels, de la grande soeur, du frère ressemblant.
Ces mineurs sont approchés par les réseaux sociaux par des recruteurs, dont certains n'hésitent pas à venir à la rencontre de ceux qu'ils repèrent au préalable. À Nîmes, la semaine dernière, des recruteurs se seraient rendus à la ZUP. Venus de Lyon, Marseille où Toulouse, selon Abdallah Zekri, "Si je les vois, alors, la police aussi". L'un d'un aurait tenté de convaincre un jeune en bas d'un HLM. Ce sont les parents qui se seraient interposés.
"Partir en Syrie ne suffit pas à être puni"
Dans tout les cas, ces méthodes révèlent de nombreuses failles. "Quand on voit des jeunes filles de 15 ans rejoindre la Turquie sans que cela interpelle qui que ce soit, c'est qu'il n'y a pas de vigilance accrue aux frontières" souligne Khadija Aoudia, qui traite le dossier de la famille dont la petite Hanane, 16 ans, est partie le 21 avril dernier et qui serait retenue à Raqqa aux dernières nouvelles. "On pêche au niveau pénal. Il faut se référer à la Convention de New-York de 1989 - relative aux droits de l'enfant - pour plaider le détournement de mineur. Partir en Syrie ne suffit pas à être puni. Il faut avoir une réflexion juridique sur ce fléau."
Ceux qui rentrent de Syrie étaient envoyés en prison jusqu'ici. Mais la commission d'enquête sur la surveillance des filières et des individus djihadistes préconisait il y a quelques jours une réponse à leur retour autre que sécuritaire, par la création d'un centre de prise en charge par exemple. "Ce sont des enfants endoctrinés qui servent, pour les filles, d'appâts sexuels. Cela s'appelle de la corruption de mineur et non pas une association de malfaiteurs" estime Maître Aoudia.
Baptiste Manzinali
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