UZÈS Suppressions de postes, atelier délocalisé : l’inquiétude monte

Une manifestation était organisée par la CGT cet après-midi devant l’usine Haribo, à Uzès, sur fond de lutte contre la loi El Khomri.
Cette manifestation intervenait après les mobilisations du début d’après-midi devant les permanences de Françoise Dumas, William Dumas, Fabrice Verdier et Patrice Prat contre la loi travail, et alors que le PDG d’Haribo était attendu à Uzès.
110 suppressions de postes, 55 à Uzès
Il ne s’est finalement pas montré, et n’a donc pas présenté aux salariés de l’usine de la cité ducale le plan de compétitivité qui concerne les deux sites français du groupe, Uzès et Marseille, et qui inquiète la CGT. « L’actionnaire a mis 6 millions d’euros pour un plan de compétitivité, explique Guillaume Bronte, délégué syndical CGT à l’usine Haribo d’Uzès. Ils veulent supprimer 110 emplois en production, 55 à Uzès et 55 à Marseille. »
Des suppressions de postes qui seraient effectuées dans le cadre d’un plan de départs volontaires à la retraite. « La direction nous dit qu’il y a 80 personnes ciblées, ça ne fait déjà pas le compte, et nous on en compte à 15 à 20, affirme Guillaume Bronte. Notre inquiétude est de savoir où ils vont les trouver. » L’autre inquiétude concerne les conditions de travail : « on nous demande de continuer à fabriquer 52 000 tonnes par an avec 25 % de l’effectif en moins », explique le syndicaliste.
« Une anticipation » de la loi El Khomri
Mais ce n’est pas tout : le plan de compétitivité prévoit également « de démanteler cette usine », dixit Bruno Rivier, de l’union départementale de la CGT. « Le plan prévoit de délocaliser l’atelier Chamallow à la fin de l’année, 60 % de la production d’alcool de menthe d’ici 2017-2018, une ligne de conditionnement et d’externaliser les services généraux », détaille Guillaume Bronte.
Un plan que le syndicat juge « scandaleux », et ce alors que « la direction a déjà demandé des efforts aux salariés il y a cinq ans, malgré les bénéfices et la position de leader sur le marché français », affirme Michel Mirabel, secrétaire de la CGT Haribo. En 2014, d’après les derniers chiffres disponibles, Haribo France a réalisé 233 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 32,8 millions d’euros de résultat net.
Alors le syndicat a un plan alternatif : « ça fait huit ans qu’on demande des investissements capacitifs, nous demandons de mettre ces 6 millions d’euros pour pérenniser et embaucher », décrit Guillaume Bronte en pointant du doigt un local de l’usine de 700 mètres carrés actuellement vide.
Alors le plan de compétitivité ne passe pas du tout, d’autant que « la direction va imposer un référendum et faire en plus un chantage à l’emploi », affirme Michel Mirabel, qui voit là « une anticipation » de la loi El Khomri.
Thierry ALLARD
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