LE 7H50 de Lionel Depetri : « J’ai demandé le soutien d'En marche à Beaucaire »

Suppléant de la députée Françoise Dumas et président du "Club d'entreprises Terre d’Argence", Lionel Depetri a demandé le soutien du parti présidentiel aux municipales de Beaucaire.
Objectif Gard : Vous avez demandé l’investiture La République en marche (LREM). Pourquoi ?
Lionel Depetri : Non, ce n'est pas une demande d'investiture mais seulement de soutien.
« Je veux être un homme libre »
Quelle est la différence ?
Je ne partirai pas avec l’étiquette. Quand on travaille sur une commune, l’étiquette ne compte pas. Je travaille avec la députée LREM de la première circonscription depuis plus de deux ans. De fil en aiguille, je suis devenu son suppléant lors des législatives 2017. Aujourd’hui, je ne représente personne. Je ne suis pas adhérent du mouvement. Je veux être un homme libre et faire ce que j’ai envie.
Pourquoi avoir demandé le soutien du parti présidentiel ?
C’est comme dans mon travail. Aujourd’hui je suis garagiste avec une grande marque. Lorsqu'un groupe vous appuie, c’est plus facile. C’est la même chose en politique. Seul, vous pouvez batailler des mois pour tenter d'obtenir les trois derniers comptes administratifs de la commune de Beaucaire. Avec un parti, un réseau, vous pouvez les avoir plus facilement.
Peut-on jouir des avantages d'un parti sans se soumettre à ses obligations ?
À partir du moment où elles ne vont pas à l'encontre de mes idées...
Pourquoi vouloir vous présenter aux municipales ?
À travers le "Club des entreprises" que je préside depuis six ans, je défends mon territoire. Ce qui m’intéresse, c’est que Beaucaire retrouve sa place. Quand le maire se met à dos la présidente de la Région, Carole Delga, la ville en pâtit. Un élu ne doit pas servir son parti mais sa commune.
Quel regard portez-vous sur la gestion du maire Rassemblement national, Julien Sanchez ?
Qu'a-t-il apporté à Beaucaire ? Le projet Sud Canal ? Ce n’est pas lui, c’était déjà dans les tuyaux ! Idem pour le palais des congrès, c’est l'intercommunalité ! Parlons aussi de la rénovation de l’école Garrigue-Planes à 12 M€. Le maire fait de grandes annonces mais n’a toujours pas bouclé le financement de ce projet. D’ailleurs, s’il n’était pas fâché avec la Région, on pourrait avoir des subventions.
Quels sont vos projets ? Votre méthode de travail ?
Vous voulez tout savoir ! Je travaille, j’ai une équipe. Mon projet est monté à 80%. Nous sommes presque prêts à entrer en campagne. Attendons que la Commission nationale d’investiture tranche et j’en dirai plus.
« je suis prêt à discuter »
Pour battre l’extrême-Droite, des opposants de Droite comme de Gauche se réunissent au sein d’Unis pour Beaucaire. Pourquoi ne pas y participer ?
J’ai travaillé avec eux pendant plus d’un an. Sur le papier, je trouvais ça très bien sauf que la méthode m’interpelle. Ils disent qu’ils ont reconnu leurs erreurs du passé ? Comment des gens qui se sont déchirés pendant plus de 20 ans peuvent-ils trouver la solution aujourd’hui ? Quand on aborde des thématiques plus sensibles comme la sécurité, l'emploi ou les finances et qu’il y a des désaccords, le débat est renvoyé. Je ne suis pas certain que cette démarche arrive au bout.
Jérôme Talon, référent LREM du Gard, refuse que son parti s’allie à des Insoumis qui seraient dans ce mouvement. Partagez-vous cette opinion ?
Je ne connais pas vraiment Jérôme Talon. J’ai dû l’avoir trois fois au téléphone depuis qu’il est référent. Je dirai simplement que les paroles n’engagent que ceux qui les disent.
Aujourd'hui, les divisions dans l'opposition de Julien Sanchez peuvent, comme en 2014, contribuer à son élection. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
On peut trouver un terrain d’entente. Le tête de liste d’Unis pour Beaucaire veut discuter avec moi. Je suis prêt à le faire. Mais j'ai une condition : tous ceux qui gravitent dans cette association et qui ont un intérêt personnel doivent partir. La mairie de Beaucaire n’est pas une fin en soi.
Propos recueillis par Coralie Mollaret
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