SERNHAC Condamné, le grand cèdre doit être abattu
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Le cèdre vit ses dernières heures.
- Photo : Ville de Sernhac.Le conifère qui trône à l’entrée du groupe scolaire Pierre-Couston est gravement malade et, pour des raisons de sécurité, il sera abattu la semaine prochaine.
L’environnement du groupe scolaire Pierre-Couston va radicalement changer dans les jours à venir. En effet, le vénérable cèdre qui trône fièrement devant la crèche va être abattu la semaine prochaine. « C’est un peu du patrimoine qui va partir », regrette Gaël Dupret, le maire de Sernhac. Le sort du conifère s’est décidé au début du mois quand la municipalité constate l’absence de nouvelles pousses et la présence de bois mort. « On a alors sollicité une étude, l’ONF (Office national des forêts, NDLR) concernant sept arbres proches de l’entrée du groupe scolaire Pierre-Couston ».
Le résultat est sans appel : si les platanes peuvent être sauvés, le cèdre, vieux de plusieurs décennies et haut de 13 mètres, présente des défauts « majeurs et rédhibitoires ». Dès lors, un périmètre de sécurité est installé pour interdire le stationnement. « Notre volonté était de le conserver, quitte à réduire sa hauteur. Nous avons même accepté la proposition d’une Sernhacoise qui a tenté de sauver l’arbre avec une solution à base de magnétisme, mais le mal était trop profond », explique le premier édile. S’en est malheureusement fini du cèdre qui, pour des raisons de sécurité, doit être coupé.
L'arbre sera recyclé en copeaux pour les espaces verts de la commune
L’abatage, d’un coût de 2 000 €, est prévu pour la semaine prochaine, mais le Cèdre ne va pas quitter son village. « Nous allons le réduire en copeaux que nous conserverons pour les disperser dans les espaces verts de la commune ». Adieu le joli conifère qui va laisser sa place à son successeur. « On va en remettre un de la même espèce, mais il sera décalé, car nous souhaitons repenser cet espace qui sert de stationnement pour la crèche », abonde le maire de Sernhac.
« C'est notre âme d'enfant qui s'envole un peu avec lui »
Les habitants, très attachés au vieux cèdre, appréhendent le moment fatidique où il partira à tout jamais : « Voir abattre cet arbre fait mal au cœur, car il évoque beaucoup de souvenirs. Lorsque j'étais en maternelle, on s'y amusait autour, on cachait des trésors, les filles faisaient la dinette en grattant la terre dessous, les garçons des chemins pour leurs voitures, les billes et puis cette odeur. Plus tard, mon premier appartement était situé en face de la maternelle et notre fenêtre de cuisine donnait juste en face du cèdre. Le matin, j'adorais ouvrir la fenêtre en buvant mon thé et respirer cette odeur à nouveau et revivre ses souvenirs si importants à mon cœur. Ça fait mal de le voir disparaître et c'est notre âme d'enfant qui s'envole un peu avec lui » explique Audrey, une Sernhacoise nostalgique du temp passé aux côtés du vénérable conifère.