ARLES De gros projets en passe de sortir de terre : l'agglo à la pêche aux subventions
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Mandy Graillon présente le rapport d'orientations budgétaires.
- Louise GalLe rapport d'orientations budgétaires 2025 a été débattu lors du conseil communautaire de la communauté d'agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM) jeudi 27 février.
"De gros projets structurants sur lesquels nous travaillons depuis de nombreuses années vont commencer à sortir de terre et on a absolument besoin de renforcer le concours de nos partenaires financiers car on est moins performants en matière de subventionnement de nos projets que les communes membres", signale Mandy Graillon, vice-présidente en charge des Finances, en préambule de la présentation du rapport d'orientations budgétaires (rob) débattu lors du conseil communautaire de la Communauté d'agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM), jeudi 27 février 2025. L'élue s'appuie sur les résultats provisoires de l'exercice 2024. "L'ensemble de nos budgets sont excédentaires en fonctionnement, mais on a des budgets déficitaires en matière d'investissement."
28 millions d'euros d'investissements
La majorité propose un budget de 192,17 millions d'euros pour 2025, avec 28 millions d'euros d'investissements, tout budget confondu. "Parmi les gros projets qui mobiliseront notre budget sur les quatre-cinq prochaines années, il y a le nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) des Ferrages à Tarascon et de Barriol à Arles, la requalification de Fourchon, l'aménagement des papeteries Étienne, ou la construction de l'aire des gens du voyage de Saint-Martin-de-Crau", énumère Mandy Graillon. Outre la recherche de financements auprès de la Région, de l'État, et de l'Europe, l'agglomération pourra également compter sur des encaissements importants pour soutenir ses projets. L'élue énumère ainsi "le solde des recettes de la première tranche du canal de la Haute Crau pour 2 millions d'euros et une partie des recettes de la deuxième tranche."
Mandy Graillon souligne les conséquences de l'effort financier demandé aux collectivités par l'État pour réduire le déficit public, finalement fixé à 2,2 millions d'euros. "Cela aura deux conséquences principales : la hausse des cotisations employeurs à la caisse de retraite des fonctionnaires pour 200 000 euros et notre contribution au fonds de réserve que nous avons préféré mettre à hauteur de 1 million d’euros." Cette dernière assure toutefois que le rob ne prévoit aucune hausse d'impôts et envisage un maintien des enveloppes de subventions "au profit des acteurs essentiels de notre territoire, à commencer par le tissu associatif." Concernant la dette de la communauté d'agglomération, elle estime qu'elle est "largement supportable", soulignant une diminution de "3,8 millions d'euros tous budgets confondus par rapport à l'année dernière."
L'élu d'opposition arlésien, Cyril Girard, ne porte pas le même regard sur le bilan de l'année 2024. "À vous écouter, tout va bien dans le meilleur des mondes et c'est grâce aux élus", s'amuse-t-il. "Je rappellerai que si vous avez redressé les finances de l'agglo, c'est d'abord et avant tout en augmentant les taxes, notamment sur les ordures ménagères. Donc c'est surtout les habitants que nous devons remercier." L'élu Changeons d'avenir regrette également que le développement durable ne tienne pas une part plus importante dans la politique de l'agglomération.
Une ligne de bus entre Mas Thibert et Saint-Martin-de-Crau
"Nous avons pris la décision d’expérienter une nouvelle ligne de transport entre Mas Thibert et Saint-Martin-de-Crau, à partir de septembre prochain pour une année expérimentale pour voir si le besoin est réel", a annoncé Patrick de Carolis, président de la Communauté d'agglomération Arles Crau Camargue Montagnette (ACCM).
Mohammed Rafaï a salué cette initiative et a demandé à ce que cela soit mis en place en concertation avec les habitants. "Je rappelle qu'on avait tenté une expérience avec l'ancienne mandature mais comme on n'a pas travaillé avec les habitants, l'expérience n'a pas été bonne." Amélie Ferrand-Coccia, vice-présidente en charge des Mobilités et des déplacements, promet qu'elle sera "vigilante à ce que les horaires correspondent à ceux des points d'intérêt, comme le marché", et que des ajustements pourront être faits si nécessaire.