Publié il y a 10 h - Mise à jour le 04.04.2025 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 1705 fois

NÎMES Accident avec le décès d'une jeune de 16 ans : le conducteur mis en cause est placé sous contrôle judiciaire

La cour d'appel de Nîmes a décidé de placer ce jeune conducteur qui n'avait aucun antécédent judiciaire, et qui était lycéen au moment du terrible drame de la route il y a 15 jours, sous contrôle judiciaire.

Une jeune femme, âgée de 16 ans, est décédée après un terrible accident de la route le 15 mars dernier à hauteur de la RN 106 à Nîmes, au niveau du quartier de Valdegour. Cinq autres personnes seront blessées. Une enquête est en cours pour "homicide involontaire" et " blessures involontaires".

Dans les faits, le jour de l'accident vers 17h, une voiture déboule à 120 km/h sur cette portion limitée à 70 km/h. "Mais qu'est-ce qu'elle fait devant moi ?", a le temps de dire le conducteur fautif... Ce lycéen de 18 ans et trois mois affirme à l'audience de la cour d'appel de Nîmes du mercredi 2 avril qu'il doit passer dans quelques mois son bac technologique. "Un garçon qui n'est pas sous stupéfiants, qui n'a pas bu, qui n'a aucun antécédent judiciaire", plaide maître Alexandre Boissière, l'avocat du jeune mis en examen. Un garçon qui a son permis de conduire depuis juin dernier, "c'est l'un des premiers Français à avoir obtenu son permis à 17 ans", poursuit l'avocat montpelliérain. 

Sauf que ce samedi 15 mars, son client circule bien au-dessus de la vitesse autorisée de près de 50 km/h. Il ne peut éviter la jeune conductrice du même âge qui roule normalement dans sa voie lorsque sa voiture est percutée violemment. La jeune conductrice est blessée, sa copine passagère de 16 ans va décéder. 

"Je suis troublé par cet accident, c'est un cauchemar, j'y pense tous les soirs", affirme l'élève de terminale qui est placé en détention provisoire depuis l'accident. "Je suis hanté par cet accident", ajoute-t-il en demandant à la cour d'appel de Nîmes un contrôle judiciaire. "Il a reconnu les faits en disant que sa conduite n'était pas adaptée, il a un profil collaboratif", poursuit maître Boissière.

Un mis en examen qui roulait vite car il était en retard pour vendre un téléphone. "Une inconscience totale (...) et une absence totale de prise de conscience de cet accident", constate l'avocat général Dominique Sié qui s'opposait à un élargissement. Le représentant du ministère public insiste sur le fait que le jeune chauffard est le seul responsable de l'accident. La cour d'appel a rendu sa décision le lendemain de l'audience et a décidé de placer le jeune conducteur responsable de l'accident de la route sous un contrôle judiciaire strict. Il ne doit plus conduire et doit notamment suivre une scolarité. 

L'avocat du conducteur fautif, maître Alexandre Boissière, un avocat spécialiste en droit routier basé à Montpellier, rappelle : "Ce dossier d'une immense et dramatique gravité, appelle au respect de la douleur des victimes et de leurs familles. Nous rappelons que la Chambre de l'instruction n'est saisie que du contentieux de la détention provisoire. La procédure et les investigations en cours doivent pouvoir se dérouler dans la sérénité et le respect des droits fondamentaux de l'ensemble des parties à cette procédure. Nous appelons ainsi les tiers qui multiplient notamment les appels à la haine par voie de commentaires de presse à laisser la justice faire son oeuvre"

Boris De la Cruz

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