Publié il y a 18 h - Mise à jour le 03.04.2025 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 1529 fois

NÎMES Agression d'une octogénaire à son domicile : il est relaxé malgré son ADN sur la chemise de nuit de la victime

Deux hommes avaient profité de l'ouverture matinale des fenêtres pour s'en prendre à une dame seule. 

En début de semaine, un Nîmois âgé de 21 ans, a été "récupéré" à la prison d'Aix-Luynes où il est détention provisoire dans un dossier de stupéfiants pour être entendu au commissariat de Nîmes dans une affaire de vol avec violences. 

Le 21 février 2024, il est 8h du matin au quartier du mas de Campagne à Nîmes lorsqu'une dame, âgée de 83 ans, ouvre ses volets et laisse ses fenêtres ouvertes quelques minutes. C'est pendant ce laps de temps que deux individus pénètrent dans la maison et plaquent l'octogénaire sur son lit. "Elle a du mal à respirer. L'un maintien la dame, tandis que l'autre fouille la maison", résume la présidente du tribunal correctionnel de Nîmes. Des voleurs qui dérobent des bijoux, colliers, et quelques pièces.

Immédiatement, l'enquête débute et la police scientifique du commissariat relève quatre écouvillons exploitables. Une trace sur la chemise de nuit va "matcher" et il s'agit du Nîmois "sorti" de la prison d'Aix cette semaine pour être entendu par les policiers nîmois. Un suspect qui nie catégoriquement la moindre participation aux faits délictuels survenus chez l'octogénaire en février 2024. De plus, une erreur sur le nom de celui dont l'ADN est ressorti a été commise dans ce dossier. Une simple erreur, mais il s'agit bien de l'ADN du mis en cause présent dans le box pour le procureur. Une vision dénoncée par maître Hamchouch qui plaide haut et fort la relaxe de son client. "Ce n'est pas le bon profil ADN, dénonce l'avocate gardoise, mais ce n'est pas tout. Selon les déclarations de la victime, les deux agresseurs avaient les visages cachés par des cagoules et ils avaient des gants. Comment avec des gants on peut retrouver l'éventuel ADN de mon client sur la robe de chambre", pousuit la pénaliste. "De plus il affirme depuis le début qu'il est livreur et qu'il connaît le quartier pour y travailler et y livrer régulièrement", insiste maître Hamchouch qui obtient une relaxe.

Boris De la Cruz

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