NÎMES OLYMPIQUE Le président Rani Assaf porte plainte contre des supporters

photo Objectif Gard, match entre le Nîmes-Olympique et Grenoble
Une plainte pénale contre X a été déposée auprès des services de la Procureure de Nîmes... Elle vise des supporters du Nîmes Olympique suite à un match au stade des Antonins opposant le club gardois à Grenoble, le 3 février dernier. Si elle est contre X, le document cible plus particulièrment 6 supporters et évoque des "membres des Gladiators".
Cette plainte concerne "l'introduction d'engin pyrothechnique dans une enceinte sportive", mais aussi une infraction prévue par le code pénal, celle de "mise en danger de la vie d'autrui".
Cette plainte a été déposée par le président du Nîmes Olympique, monsieur Rani Assaf, le 17 février dernier, selon des renseignements parvenus ces derniers jours à notre rédaction. Elle vise l'utilisation d'engins pyrotechniques, le 3 février 2023, dans l'enceinte du stade des Antonins et encore plus précisement à des "incidents" survenus à la 20ième et 52ième minutes de cette rencontre de championnat de Ligue 2 où les Crocos s'étaient inclinés 2-0 face à Grenoble.
Une plainte très précise qui fournit de nombreux renseignements obtenus par les caméras de surveillance du club car elle détaille : "26 engins pyrotechniques, qualifiés de feu de bengale". Monsieur Assaf, président du club, pointe du doigt l'irresponsablité de certains supporters, car ils auraient allumé les feux alors qu'un fort vent "était constaté et "qu'une bâche non ignifugée était déroulée", en même temps que l'embrasement de celle-ci.
La plainte souligne également que des "supporters" avaient mis sur "leurs visages des masques de la "casa del papel" pour ne pas être identifiés". Le club précise que le vent et l'incendie de la bâche pouvaient avoir des conséquences importantes notamment : "l'intoxication par les fumées dégagées des personnes du public se trouvant sous la bâche", et "des brûlures engendrées par les flammèches qui se détachaient des engins pyrotechniques".
Rani Assaf identifie dans ce document envoyé aux autorités judiciaires, six personnes qu'il identifie comme "pouvant être", en donnant leurs noms à la Justice. Le président des Gladiators et son vice-président figurent dans la liste transmise à la Justice. Il précise aussi que pour les identifier de façon plus certaines, il faut s'intéresser à un compte WhatsApp toujours en activité.
Un document qui risque une nouvelle fois de mettre de l'huile sur le feu et de cristalliser les rancoeurs au stade entre certains supporters et le président du Nîmes Olympique.
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