BAGNOLS/CÈZE Les autorités mettent un coup d’accélérateur contre le trafic de drogue

Le maire de Bagnols Jean-Yves Chapelet n’y va pas par quatre chemins : « Oui, il y a des réseaux de stupéfiants établis sur la commune, structurés. »
Il faut dire que tout le monde voit la face émergée de l’iceberg du trafic à Bagnols, le tristement célèbre 14 avenue de la Mayre, visible depuis une des artères les plus fréquentées de la ville. Ici, le deal de drogue se fait au grand jour, depuis longtemps. Une véritable provocation pour les autorités et un symbole de l’échec, pour l’heure, de la lutte contre ce fléau.
Pour l’heure, car la lutte contre les points de deal à Bagnols rentre dans une nouvelle phase avec la mise en place d’un GLTD, petit nom du Groupe local de traitement de la délinquance. Un dispositif monté par le procureur de la République de Nîmes, et qui est « une arme supplémentaire », présente le maire qui précise que d’ordinaire, ce type de dispositif est généralement réservé aux grandes agglomérations. Le GLTD de Bagnols a été officiellement mis en place au début de cette semaine, et il sera opérationnel pour six mois.
Concrètement, l’idée est d’agir sur une thématique précise - ici les points de deal de drogue - sur un temps déterminé où les services de police et de justice mettent le paquet. « Ces moyens vont permettre de mener des actions ponctuelles, fréquentes, identifiées », avance l’adjoint à la Sécurité, Christian Baume, tout en précisant que, bien évidemment, il ne pouvait « pas tout dire » sur lesdites actions.
Grâce au GLTD, Bagnols « a un juge référent et le vice-procureur va actionner certains outils », poursuit l’adjoint. Son notamment évoqués des outils permettant de tracer les origines de fonds transférés. De quoi permettre « un travail plus en profondeur pour aller chercher les réseaux, le patrimoine, ce qui est plus intéressant pour faire du curatif », ajoute-t-il. Et « la focale est mise sur le 14 (avenue de la Mayre, ndlr), qui doit disparaître en l’état, et tous les points de deal feront l’objet du même traitement. Nous sommes déterminés », prévient Christian Baume.
Bref, « pendant six mois on change de braquet. C’est six mois à fond et s’il faut continuer on pourra le faire un petit peu », résume Jean-Yves Chapelet. Histoire d'envoyer, lance Christian Baume, un message clair : « Bagnols n’est pas une terre d’accueil pour ce genre de trafics. » Rendez-vous dans six mois.
Thierry ALLARD
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