MEETING À Nîmes, François Fillon se pose en « combattant »

En pleine tourmente judiciaire sur les emplois présumés fictifs, le candidat Les Républicains a fait savoir, à Nîmes, qu’il restait dans l’arène de la Présidentielle.
Rarement assistance n’avait été aussi mobilisée. 3 500 militants (selon les organisateurs) sont venus soutenir François Fillon au Parnasse. À chaque punchline, le candidat Les Républicains-UDI a provoqué une véritable ovation. L’énergie du désespoir ? À 50 jours du premier tour de la Présidentielle, la droite traverse une tempête judiciaire qui s’intensifie de jour en jour. La veille de son meeting nîmois, l’ex-Premier ministre a annoncé, lui-même, sa probable mise en examen, le 15 mars prochain, dans l’affaire des emplois fictifs présumés de sa femme et de ses enfants.
Malgré ses promesses de départ, pas question d’abandonner pour le vainqueur de la Primaire : « Je n’ai pas l’intention de céder. Je suis là pour percuter tous les scénarios que certains veulent écrire à votre place ». Acclamation de la foule. Celui qui a réuni 2,9 M d'électeurs en novembre se pose en victime. La victime du pouvoir, du système : « ces attaques ne seraient pas aussi vives si notre programme était de l’eau tiède ».
Sécurité, immigration, éducation
Transition toute faite pour décliner ses mesures, devenues inaudibles. Évoquant des thèmes chers à son électorat, François Fillon débute avec « l’ordre et la sécurité » en proposant de construire 16 000 places de prison et de baisser la majorité pénale à 16 ans. Sur l’immigration, il propose d’attendre deux ans avant d’ouvrir les droits des immigrés : « Ils doivent d’abord respecter leurs devoirs avant de demander leurs droits », lance-t-il. Cette mesure servirait à dégager des marges de manoeuvres afin d’augmenter « les petites retraites ». Plébiscite du public, dont une grande partie semble concernée par la mesure.
D’autres thèmes ont été balayés : la lutte contre le terrorisme, l'égalité homme-femme ou l’école… Le candidat conservateur propose de rétablir l’uniforme : « les enfants doivent avoir une tenue conforme à celle du savoir et non à celle de la rue ». Sur les questions économiques, François Fillon évoque la baisse de 40 millards d'euros des charges sur les entreprises et la diminution des cotisations salariales « pour que le salaire net se rapproche du salaire brut ». Inflexible sur la baisse des dépenses publiques, François Fillon veut faire passer les fonctionnaires aux 39 heures : « nous devons améliorer la productivité et le service rendu aux citoyens », justifie-t-il, assurant donner « de nouvelles perspectives de carrière aux fonctionnaires ».
Enfin, François Fillon est revenu sur sa personne et ses « 36 ans d’engagement politique ». Alors oui, « j'ai pu faire des erreurs, mais qui n’en fait pas ? ». À ses côtés, ses soutiens acquiescent. « Les électeurs doivent voter sur le projet et non sur les injonctions des médias », a lancé le maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier. Des paroles qui font mouche auprès des militants qui se tournent aussitôt vers le carré presse pour huer les journalistes… Pas de doute, la campagne de la Présidentielle 2017 restera en tous points, singulière.
Et aussi :
Les élus UDI présents… Malgré la suspension de la campagne au niveau national, les élus locaux UDI (Thierry Procida, Philippe Ribot, Yvan Lachaud…) ont fait le déplacement, ce soir, au meeting de François Fillon. Le président de Nîmes Métropole et président de l’UDI du Gard a scandé : « Que veut-on ? Cinq ans de gauche supplémentaires ? Non, nous voulons une vraie alternance, franche et courageuse, avec toi François ».
Antoine Roger, référent de Bruno Le Maire dans le Gard : « Bruno Le Maire a décidé de quitter l’équipe de campagne de François Fillon, mais il n'a pas décidé de quitter Les Républicains ! Nos militants sont partagés : certains sont légitimistes et d'autres se posent beaucoup de questions. Ces courants traversent les chapelles des anciens candidats à la Primaire. Moi, je suis légitimiste ».
Franck Proust, député européen et premier adjoint à la ville de Nîmes : « Les crimes contre l'humanité, c'est la Shoah, c'est le génocide du Rwanda, mais ce n'est pas la colonisation (...) Qui peut nier ce que la France a apporté à ses colonies par ses valeurs, sa prospérité... ».
Coralie Mollaret
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