ARLES Conseil municipal : calcul des subventions, rénovation urbaine du quartier de Barriol

Les élus d'opposition au sein du conseil municipal d'Arles.
- Louise GalOutre le projet du quartier des Minimes, deux autres sujets ont suscité de vifs débats lors du conseil municipal du jeudi 3 avril. Il s'agit des subventions allouées pour l'exercice 2025, et du projet de rénovation urbaine du quartier de Barriol.
Après le vote sur le projet de cité de l'image au sein du quartier des Minimes, qui a suscité de vifs débats lors du conseil municipal du 3 avril, les élus se sont penchés sur les attributions de subventions pour l'exercice 2025. Là encore, deux visions et deux méthodes de calcul se sont affrontées. "Quand une équipe municipale veut faire des choses douloureuses elle le fait généralement en début de mandat, pensant naïvement que ça va être oublié avec le temps", lance l'élu communiste Jean-Frédéric Dejean. "Je souhaite rappeler qu'en 2019 et en 2020, les subventions de fonctionnement aux associations étaient de 2,8 M d'euros, en 2021 vous avez fait le choix de les baisser à 2 M d'euros donc moins 800 000 euros. En 2022, elles étaient à peu près de 2,2 M d'euros, donc moins 600 000 euros, en 2023 de 2,3 M d'euros, donc moins 500 000 euros, en 2024 de 2,2 M d'euros, donc moins 600 000 euros", énumère-t-il.
"Sur la totalité des budgets que vous avez votés et des subventions que vous avez accordées, on sera entre 3 et 3,3M d'euros en moins pour les associations depuis votre arrivée aux commandes de la ville"
Jean-Frédéric Déjean
"Aujourd'hui, elles sont à 1,8 M d'euros, elles seront peut-être un peu supérieures au regard des secondes attributions qui vont arriver. Mais il y aura donc encore en 2025 une perte qui s'élève entre 500 000 et 800 000 euros. C'est-à-dire que sur la totalité des budgets que vous avez votés et des subventions que vous avez accordées, on sera entre 3 et 3,3 M d'euros en moins pour les associations depuis votre arrivée aux commandes de la ville", assène le conseiller municipal. "Cela a des conséquences directes sur la vie des citoyens, mais c'est sûrement la fameuse modernité que vous vantez tant", lance-t-il, ajoutant que ces sommes auraient pu être utiles "pour des associations qui ont vu leurs subventions supprimées dans le cadre de la politique de la ville."
Deux visions et méthodes de calcul différentes
Jean-Michel Jalabert reconnaît qu'il y a eu une baisse de subventions de 800 000 euros en début de mandat. Une diminution qu'il justifie tout d'abord comme étant une conséquence de la crise du Covid. "Il y a des associations qui avaient reçu des subventions qui ne les ont pas utilisées et elles nous l'ont signalé en nous disant qu'elles n'en avaient pas besoin pour cette année. D'autres n'ont pas pu continuer leur activité", explique-t-il. S'ajoute à cela une décision politique. "Nous avons choisi de ne plus subventionner systématiquement les associations pour du fonctionnement et nous avons donc demandé aux acteurs associatifs de nous présenter des projets", rappelle-t-il. Mais le premier adjoint précise que "la ville n'a jamais sabré les subventions". Prenant le problème dans l'autre sens, il explique que le montant des subventions allouées n'a cessé d'augmenter depuis 2022. "Plus 8% en 2022 sur l'enveloppe des subventions, +2,6% en 2023, +2,2% en 2024, et cette année, l'enveloppe totale dédiée aux subventions va augmenter de 1,82%."
Jean-Frédéric Déjean reprend alors sa démonstration. "Vous enlevez 800 000 euros la première année, et derrière, vous nous dites que vous augmentez de 1%, de 2% etc, mais les 800 000 euros que vous avez enlevés en 2021, vous ne les avez jamais rattrapés. Lorsqu'on additionne tout le manque à gagner que vous avez voté sur le fonctionnement, vous êtes entre 3 et 3,3 M d'euros enlevés au tissu associatif. Assumez-le, et accessoirement, allez prendre des cours de maths", s'agace-t-il. Pour clore le débat, Patrick de Carolis souligne qu'il ne se souvient pas avoir été contacté par des associations lui disant qu'il leur avait supprimé des subventions.
Une voie de liaison à Barriol fait débat
La délibération n°29, portant sur la rénovation urbaine du quartier de Barriol a également suscité de nombreux échanges durant le conseil municipal. Il s'agit d'une acquisition de lots de garages et de parkings au sein de la copropriété place des troubadours, en vue de la création d'une voie de liaison reliant la place Maurice Thorez et l’avenue du président Salvador-Allende. Après une question de Cyril Girard, l'élu Changeons d'avenir, sur la nature de cette voie de liaison, Sophie Aspord précise que l'architecte travaille de nouveau à 3 options suite aux levées de boucliers des habitants lors d'une réunion publique organisée le 5 mars dernier.
L'adjointe déléguée à l'Urbanisme, à l'aménagement du territoire, au foncier et au patrimoine énumère les craintes exposées par les riverains : "Le danger d'une voie de liaison entre deux écoles, une augmentation d'un flux de véhicules avec un risque potentiel d'insécurité, des nuisances, une perte de l'espace au niveau de la place des Troubadours avec une occupation possible par des voitures, des problèmes de sécurité pour les enfants, une nouvelle voie qui inciterait les parents à prendre leur véhicule." L'élue souligne aussi le point de vue de la police et du SDIS qui estiment qu'il est nécessaire de supprimer les voies en impasse et les voies sinueuses, et que le SDIS a besoin d'être au plus près des façades pour intervenir en cas d'incendie. Elle précise que d'autres solutions seront donc présentées aux habitants au mois de juin. "Cette réserve foncière n'est pas forcément fléchée sur cette voie qui n'est pas décidée", ajoute ainsi Érick Souque.
"À ce stade, sur ce sujet, on fait les choses à l'envers. Vous nous dites qu'on va préempter un espace sans savoir ce que va être sa fonction", fustige Cyril Girard qui se demande "comment on a pu imaginer mettre des routes qui ceinturent les écoles"."Vous avez raté l'étape cruciale qui fait qu'un projet réussit ou non, c'est la phase d'observation. Elle arrive maintenant, à la suite d'un projet vertical tombé sur la tête des habitants", regrette-t-il. "Les architectes que vous avez pris c'est : on arrive à Barriol, ne vous inquiétez pas, nous sommes intelligents, nous sommes la science infuse, on va vous redonner du bonheur. Sauf que le bonheur des habitants n'est pas le même", abonde Mohamed Rafaï, qui se réjouit tout de même que le projet soit réexaminé suite à une réunion publique. "Si on n'est pas dans le tempo de la préemption, on ne pourra plus acquérir ce foncier dont nous aurons besoin demain", explique Patrick de Carolis pour justifier la délibération.
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