Publié il y a 20 h - Mise à jour le 02.04.2025 - B.DLC - 2 min  - vu 929 fois

NÎMES/ARLES 150 kilomètres de course-poursuite pour le chauffard placé en détention

Le chauffard a demandé un délai pour préparer sa défense. 

Pour les forces de l'ordre, il a refusé de s'arrêter à un contrôle, a défoncé la barrière de sécurité sur l'autoroute pour passer en force et a refusé l'interpellation. Mais ce jeune conducteur, âgé de 21 ans, déjà connu de la justice pour trois condamnations dont la dernière pour un précédent refus d'obtempérer, estime qu'il est victime d'un policier municipal. "Il m'a mis 25 000 à 30 000 euros de PV, il m'a tapé (...) Il est sur moi depuis des années", indique le prévenu qui comparaît détenu depuis son interpellation après la course-poursuite du début de semaine.

Dans les faits, il était un peu plus de 4h du matin cette nuit de dimanche à lundi dernier lorsque la police municipale veut contrôler un conducteur qui prend des risques à hauteur de route d'Arles à Nîmes. Mais au lieu de s'arrêter, le conducteur accompagné d'une passagère accélère et s'enfuit. Une course-poursuite s'engage. Le chauffard prend l'autoroute direction Arles, puis Saint-Martin-de-Crau, avant de rebrousser chemin et de revenir vers Nîmes avec les forces de l'ordre en chasse. Plus d'une heure de conduite, pied au plancher, pour le chauffard qui est finalement interpellé à Nîmes et dont le véhicule est saisi par les forces de l'ordre. Un refus d'obtempérer pour lequel le conducteur a été placé en garde à vue ce lundi matin au commissariat de Nîmes.

Ce mercredi, en audience de comparution immédiate où il comparaît détenu pour "refus d'obtempérer", "conduite d'un véhicule sans permis", "vol" de la voiture et "dégradation du bien d'autrui" c'est-à-dire la barrière du péage, le prévenu contre-attaque par le biais de son avocat maître Carmelo Vialette. Ce dernier demande un supplément d'enquête, "car dès 2023 et dans un autre dossier, j'ai écrit au parquet pour demander des éclaircissements concernant cette problèmatique avec ce policier municipal qui l'arrête tout le temps selon les indications de mon client", estime le pénaliste nîmois.

Le procureur David Malicot est ferme et demande la prolongation de la détention du mis en cause. Le tribunal correctionnel de Nîmes a fait droit à la demande de délai pour préparer la défense, mais a rejeté la demande de complément d'enquête formulée par maître Vialette. Son client sera jugé en mai prochain sur le fond de l'affaire c'est-à-dire cette course poursuite sur l'autoroute. 

B.DLC

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