Publié il y a 23 h - Mise à jour le 03.04.2025 - Boris De la Cruz - 2 min  - vu 5278 fois

JUSTICE Le lycéen de 18 ans roule à 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée : une adolescente de 16 ans décède

L'accident est survenu le 15 mars dernier sur la RN 106 à Nîmes à hauteur du quartier de Valdegour. 

L'accident est dramatique en terme de conséquences. Une jeune femme, âgée de 16 ans, décèdera quelques heures plus tard des blessures, cinq autres personnes seront blessées. Le choc se déroule vers 17h le samedi 15 mars à hauteur de la RN 106, en contrebas du quartier de Valdegour. L'enquête a bien avancé dans ce dossier d'homicide involontaire et de blessures involontaires. Une voiture déboule à 120 km/h sur cette portion limitée à 70 km/h. "Mais qu'est ce qu'elle fait devant moi ?", a le temps de dire le conducteur fautif, un lycéen de 17 ans qui affirme à l'audience de la cour d'appel de Nîmes ce mercredi matin qu'il doit passer dans quelques mois son bac technologique. "Un garçon qui n'est pas sous stupéfiants, qui n'a pas bu, qui n'a aucun antécédent judiciaire", plaide maître Alexandre Boissière, l'avocat du jeune mis en examen. À 18 ans et trois mois, il a son permis de conduire depuis juin dernier, "c'est l'un des premiers français à avoir obtenu son permis à 17 ans", poursuit l'avocat montpelliérain. 

Sauf que ce samedi 15 mars, son client circule bien au-dessus de la vitesse autorisée de près de 50 km/h. Il ne peut éviter la jeune conductrice du même âge qui roule normalement dans sa voie lorsque sa voiture est percutée violemment. La jeune conductrice est blessée, sa copine passagère de 16 ans va décéder. 

"Je suis troublé par cet accident, c'est un cauchemar, j'y pense tous les soirs", affirme l'élève de terminale qui est placé en détention provisoire depuis l'accident. "Je suis hanté par cet accident", ajoute-t-il en demandant à la cour d'appel de Nîmes un contrôle judiciaire. "Il a reconnu les faits en disant que sa conduite n'était pas adaptée, il a un profil collaboratif", poursuit maître Boissière.

Un mis en examen qui roulait vite car il était en retard pour vendre un téléphone. "Une inconscience totale (...) et une absence totale de prise de conscience de cet accident", affirme l'avocat général Dominique Sié qui s'oppose à un élargissement. Le représentant du ministère public insiste sur le fait que le jeune chauffard est le seul responsable de l'accident. La cour d'appel doit rendre sa décision dès demain sur un éventuel contrôle judiciaire ou sur la poursuite de sa détention provisoire...  

Boris De la Cruz

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