Publié il y a 21 h - Mise à jour le 02.04.2025 - Corentin Dimanche - 2 min  - vu 357 fois

ALÈS Paul Planque : "Ce qui me préoccupe, c'est les Alésiens, pas la Gauche alésienne"

Paul Planque est l'invité du Club Soir !

- Photo : Paul Visseq

Leader du Parti communiste et du Printemps alésien, désormais orphelin des autres partis de Gauche réunis sous la bannière 'Maison Commune', Paul Planque privilégie les préoccupations des Alésiens au "débat stérile sémantique" en cours. Mais il ne doute pas qu'une union se reconstituera d'ici 2026.

Alors que le chemin vers les élections municipales 2026 semblait tout tracé pour Paul Planque en tant que chef d'opposition à Alès, les choses risquent finalement de se compliquer. La création du mouvement 'Maison Commune' par les anciens partis constitutifs du Printemps alésien, avec le PCF, pourrait en effet changer la donne. Mais le communiste préfère se concentrer sur la "force première", les citoyennes et citoyens, "les seuls à avoir une légitimité démocratique".

Une désunion causée par d'autres unions futures ?

Une préoccupation, semble-t-il, mineure pour l'heure aux yeux du conseiller municipal d'opposition, d'autant plus que cette séparation devrait être de courte durée : "Ce n’est pas : 'Si on peut se retrouver'. C'est : 'On se retrouvera'", affirme-t-il.

La Maison Commune, nouvelle liste de gauche à Alès pour les élections municipales 2026
La Maison Commune, nouvelle liste de gauche à Alès pour les élections municipales 2026 • CORENTIN DIMANCHE

Alors que les représentants de la Maison Commune évoquent des "problèmes de gouvernance interne", Paul Planque parle, lui, de "différence d'interprétation" : "Ce qui me préoccupe, ce n'est pas la Gauche alésienne, ce sont les Alésiens. Là où eux voient l'ancien NFP comme un noyau dur, je préfère ne pas m’enfermer dans un carcan de Gauche, d'autant plus que je suis en contact avec des anciens ou actuels soutiens de Roustan et Rivenq susceptibles d’être sur nos listes."

"Le Printemps alésien n'est pas un totem"

Les deux mouvements de Gauche s'accordent en tout cas sur un point, la participation citoyenne : "Si on veut changer quelque chose, la meilleure façon de convaincre, c'est écouter. Le Printemps alésien, avec ses défauts et qualités, a permis d'enclencher une dynamique citoyenne, se targue son leader. L'idée du mouvement comme simple rassemblement politique a fait son chemin chez beaucoup, alors que nos assemblées rassemblent plus de non membres que de membres politiques. Donc ce n'est pas parce que les partis partent que le Printemps alésien disparait."

Et bien que le mouvement et son nom perdurent, il "est évident que la liste municipale ne s’appellera pas 'Printemps alésien 2026', puisque ce n'est pas un totem", affirme Paul Planque, qui souhaite "sortir de ce débat stérile et sémantique qui a peu d’intérêt", pour privilégier une nouvelle union.

Le chat et la souris 

Si cette dernière n'a pas lieu, à l'inverse du Printemps alésien en 2020, de la NUPES en 2022 et du Nouveau Front Populaire en 2024, deux listes de Gauche se présenteraient alors à Alès face à Christophe Rivenq, et non plus Max Roustan, une "opportunité jamais vue auparavant qu'il serait très regrettable de ne pas saisir", selon Paul Planque.

"Mais ça s’appelle la démocratie. La démocratie c'est l’expression. Je vais continuer d’essayer à leur tendre la main et démontrer que ma démarche est sincère. Personne ne peut dire que les décisions du mouvement n’ont pas été prises comme il se doit pendant les assemblées", insiste le conseiller municipal et communautaire. "Mais je ne suis pas un gamin en politique, je sais comment ça fonctionne. Je suis persuadé qu’on est à un moment de la campagne avec un petit jeu qui se met en place". Un petit jeu qui doit bien amuser Christophe Rivenq.

Corentin Dimanche

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