Publié il y a 17 h - Mise à jour le 03.04.2025 - AS - 2 min  - vu 250 fois

TRADITIONS Selon un sondage Ifop, 60 % des Gardois sont contre les corridas avec mise à mort

Novillada de Piedras Rojas 63e Cape d'Or peña Antonio Ordoñez pour Lalo de Maria, Manuel Roman et Samuel Navalon (Photo Anthony Maurin)
Photo archive Anthony Maurin

« À un an des élections municipales, les candidats, feraient bien de tenir compte de l'opinion d'une large majorité de la population », martèle Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida.

L'Alliance Anticorrida avec Ifop a réalisé un sondage sur "le regard des habitants des départements dits « de tradition taurine » sur la corrida." L’enquête menée du 14 au 24 février 2025 auprès d’un échantillon de 1 000 personnes représentatif des habitants des neuf départements taurins (13, 30, 32, 33, 34, 40, 64, 65, 66) montre une opposition nette aux corridas avec mise à mort, avec 77 % des sondés se déclarant contre cette pratique. Ce rejet est encore plus marqué chez les femmes (86 % vs 68 % chez les hommes), les moins de 35 ans (86 % vs 70 % chez les 65 ans et plus), ainsi que les habitants des grandes unités urbaines (83 % vs 65 % dans les communes rurales), où la sensibilité au bien-être animal semble plus développée.

Toutefois, cette opposition varie aussi fortement selon les territoires. Si les Bouches-du-Rhône sont les plus hostiles à la corrida (84 %), d’autres départements font montre de positions plus nuancées. Les Landes sont le département dans lequel la corrida suscite le moins de rejet (51 %), suivi du Gard (60  %), signe que ces territoires ancrés dans la tradition taurine restent plus attachés à cette pratique.

Au-delà de l’interdiction totale de la corrida avec mise à mort, la question de l’exclusion des mineurs de moins de 16 ans de ces spectacles est reçue favorablement par une large partie de l’opinion publique. 75 % des habitants des départements taurins approuvent l’idée d’interdire l’accès aux moins de 16 ans, une mesure visant à protéger les jeunes d’exposition à des scènes de violence animale.

Dans ce contexte, 76 % des sondés se déclarent favorables au remplacement des corridas avec mise à mort par des courses camarguaises ou landaises, qui permettent de conserver le spectacle taurin sans souffrance animale. Cet enthousiasme est particulièrement marqué dans les Hautes-Pyrénées (93 %), où l’idée d’une transition vers des alternatives plus respectueuses du bien-être animal fait totalement consensus.

Pour l'Alliance Anticorrida : "L'enquête met en lumière que la passion pour la tauromachie dans les régions dites « taurines » n'est qu'un mythe soigneusement cultivé, sans fondement populaire, et uniquement le fait d'une infime minorité. Même dans des départements comme le Gard ou les Landes, où les corridas sont les plus implantées, la majorité des habitants se déclare contre. Parmi les plus jeunes, en particulier les 14-18 ans, l'opposition est encore plus marquée : 85 % rejettent les corridas. Cette consultation démontre que l'Alliance Anticorrida mène un combat d'avant-garde, porté par une génération de plus en plus réticente à la violence des arènes."

« À un an des élections municipales, les candidats, feraient bien de tenir compte de l'opinion d'une large majorité de la population du Sud. Le mythe de la tauromachie obligée appartient désormais au passé », martèle Claire Starozinski, présidente de l’Alliance Anticorrida.

AS

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