ÉDITORIAL Quel avenir pour le centre-ville de Nîmes ?

Malgré l'inscription Unesco de la Maison carrée, malgré la volonté manifeste de la municipalité de maintenir de nombreux évènements festifs entre mars et l'automne, les commerçants, pour certains, n'y arrivent plus.
C'est l'hécatombe ? Ou une réalité économique qui modifie le paysage de notre centre-ville. Bars, restaurants et commerces tirent la sonnette d'alarme. La Ville de Nîmes voit fermer plusieurs enseignes en quelques semaines en raison de difficultés financières. Un signe qui ne trompe pas. Malgré l'inscription Unesco de la Maison carrée, malgré la volonté manifeste de la municipalité de maintenir de nombreux évènements festifs entre mars et l'automne, les commerçants, pour certains, n'y arrivent plus. Le covid est passé par là, l'inflation aussi des prix et matières premières. Et le coût de l'énergie. Pas de miracle, quand on ne parvient plus à payer ses fournisseurs, pire, ses salariés. Et que l'on s'acharne des heures durant sans se sortir un salaire décent, difficile d'y voir un espoir. Est-ce la faute de la majorité municipale ? Elle a sa part de responsabilité. Quels sont les dispositifs mis en place pour accompagner le cœur de ville ? Où est le manager de centre-ville pour donner de la cohérence aux commerces et aider les premières installations par des baux précaires ou des prises en charge des premiers loyers ? Il ne suffit pas de préempter des locaux pour éviter des fast-foods. Il faut aussi probablement entendre les bonnes volontés qui font des efforts toute l'année et espèrent un accompagnement digne de ce nom. Et mettre en place une véritable stratégie durable. Plusieurs idées ici et là : communiquer fortement sur la diversité des marchands disponibles, engager des baisses significatives sur la fiscalité locale, faciliter l'amélioration des devantures par des aides à la rénovation, faciliter l'ouverture des commerces le dimanche, offrir la gratuité du stationnement pour les salariés de ces commerces, etc. Une étude récente montrait que 61% des Français sont attachés à leur centre-ville en particulier les jeunes (73%). Malgré tout, 41% des personnes interrogées ont le sentiment que le centre-ville qu’ils fréquentent est sur le déclin. Ils en appellent tous aux maires. Pour 71% des Français, c’est avant tout le maire à qui il revient d’agir pour la modernisation des centres-villes. 89% des Français pensent que cela doit être un sujet important pour eux, et même prioritaire pour 42% d’entre eux. Alors M. le maire de Nîmes, il est temps d'agir non ?
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