NÎMES Le secteur Porte de France s'aménage doucement mais sûrement

La Porte de France et feu son palmier... (Photo Archives Anthony Maurin)
Il y a un an une concertation publique était ouverte sur l’opportunité de la piétonnisation du secteur Porte de France.
« Je suis contente que les voitures soient bannies de ce secteur du centre-ville, mais il faut aller plus loin et repousser les moteurs au-delà du périph ! », annonce Marie-Hélène, voisine des arènes. Durant un mois l'anée dernière, chacun a pu s’informer et s’exprimer sur le projet en cours. Ce projet a pour ambition d’améliorer sensiblement le cadre et la qualité de vie de ce secteur historique de Nîmes.
Le projet de piétonnisation concerne les rues Alexandre-Ducros, Jean-Reboul, Porte de France, Saint-François et Sainte-Ursule ainsi que la Porte de France qui seront fermées à la circulation motorisée, au profit des modes actifs : piétons, vélos et personnes à mobilité réduite (PMR). Un habitué du Prolé passe et évoque d’autres enjeux : « On ne peut plus se garer en ville et on dirait que la Mairie fait tout pour que les automobilistes ne viennent plus. Les surfaces commerciales sont à l’extérieur et les places gratuites sont rares dans le cœur de la cité. Le monde à l’envers ! »
De plus, le secteur a un patrimoine que les Nîmois pourront peut-être réévaluer. À l’instar de la Porte d’Auguste, enfouie sous le niveau actuel et banalement minimisée, le parcours menant à l’autre porte de l’enceinte romaine va être repensé. Amoureuse de la Nîmes antique, Philippine remet en perspective des sujets qui lui sont chers : « Je ne comprenais pas pourquoi on passait encore sous cette porte romaine, antique, en voiture ! Enfin on lui rend justice en la libérant de ce poison mais vont-ils la mettre en valeur ? Vont-ils remettre des palmiers à côté et pas attendre un don comme sur la place du Marché ? »
Plutôt que de limiter la piétonnisation à ce seul monument, la Ville de Nîmes a souhaité porter la réflexion à une échelle plus large en piétonnisant aussi les rues alentour. En effet, la Ville s’attache depuis de nombreuses années à rendre l’espace public plus qualitatif, plus accueillant, plus sécuritaire, en faisant la part belle aux modes actifs.
Ainsi, piétons, vélos et PMR ont tout le confort et l’aisance nécessaires pour se déplacer sereinement en ville. Piétonniser c’est aussi agir dans l’intérêt des riverains qui verront leur cadre de vie amélioré avec une forte diminution des émissions polluantes, moins de bruit et plus de sécurité routière. Pour autant, les accès riverains, véhicules de secours et livraisons seront maintenus et mieux organisés grâce à la mise en place de bornes escamotables.
Enfin, piétonniser le secteur Porte de France permet aussi d’étendre le centre-ville et donc d’élargir le périmètre commercial et touristique et d’augmenter l’attractivité des nouvelles rues piétonnisées. En résumé, piétonniser c’est proposer un nouveau fonctionnement du secteur Porte de France autour des quatre objectifs qui sont de mettre en valeur la Porte de France, de restituer l’espace public aux piétons, vélos et PMR, de mieux organiser les accès riverains, véhicules de secours et les livraisons des commerces et, enfin, de renforcer la liaison urbaine avec le centre-ville et inscrire le secteur dans l’extension de l’Écusson.
Un accès limité grâce à trois bornes escamotables installées en entrée et/ou sortie de rues permettront aux riverains, commerçants, livraisons et professions médicales de bénéficier d’un accès temporaire. Un accès permanent sera assuré aux taxis, aux véhicules d’urgence, de nettoiement et aux camions de ramassage des ordures ménagères.
En pratique, 20 places stationnement de surface seront supprimées en voirie au profit des modes actifs. La proximité du parking des Arènes, de grande capacité, permettra selon la Ville un report de stationnement pour les riverains et usagers. Cinq places PMR sont conservées rues Porte de France et Hôtel Dieu. Les propriétaires de garage privés disposeront, quant à eux, d’un badge d’accès.
Un nouveau plan de circulation sera imaginé d’ici l’automne 2025 avec des changements de sens de circulation qui seront opérés en périphérie du secteur Porte de France. Les sens de circulation sera inversé de la rue Bigot jusqu’à la Place de l’Oratoire et rue Dagobert. Des changements seront à prévoir du bas de la rue du Mail jusqu’à la rue de Saint-Gilles. Un sens de circulation sera également mis en place à l’intérieur de la zone piétonne.
Le coût de l’opération est de 250 000 euros et comprend la mise en place des bornes escamotables et leur raccordement aux réseaux électrique et fibre, la suppression des panneaux routiers et l’installation de la nouvelle signalétique routière.
Sur le secteur Porte de France, des aménagements complémentaires à la piétonisation sont prévus comme la suppression des trottoirs, le traitement des cheminements et des zones encore circulées.
Ces travaux seront réalisés en parallèle du chantier du Palais des Congrès et devraient se dérouler à partir du printemps 2024 jusqu’à l’automne 2025. Les bornes escamotables seront installées à l’issue de ces travaux. Le nouveau visage du secteur Porte de France sera donc effectif à l’achèvement de ces travaux au troisième trimestre 2025.
- piétonnisation du secteur Porte de France
- ville de Nîmes
- porte de france nimes
- redynamisation centre-ville Nîmes
- palais des congrès nimes
- patrimoine nimes
Nîmes
Voir Plus
Éducation
PALMARÈS Découvrez le classement des meilleurs lycées publics et privés dans le Gard et Arles

Faits Divers
JUSTICE Le lycéen de 17 ans roule à 50 km/h au-dessus de la vitesse autorisée : une adolescente de 16 ans décède

Actualités
NÎMES Un nouveau laboratoire de biologie médicale s'installe

Faits Divers
NÎMES/ARLES 150 kilomètres de course-poursuite pour le chauffard placé en détention

Actualités
NÎMES Le magasin L'Entrepôt du bricolage ferme ses portes

Actualités
NÎMES Naissances : l’état civil du jour

Actualités
USAM Le club annonce le départ de Tom Poyet

Actualités
CULTURE Tardes de soledad, de la brutalité à la solitude

Politique
ÉDITORIAL Municipales à Nîmes : l'étiquette LFI, un boulet pour Vincent Bouget ?

Economie
FAIT DU SOIR Face à des marchés « complexes et opaques », les vins de la vallée du Rhône s’adaptent

Actualités
NÎMES Le centre de formation poids lourd école Daumet s'installe à Nîmes

Actualités
FAIT DU JOUR Lacoste déclare la guerre au crocodile nîmois et menace de poursuites

Actualités
NÎMES Deux étudiants à Paris pour le concours "Je filme ma formation"

Faits Divers