Publié il y a 22 h - Mise à jour le 02.04.2025 - Thierry Allard - 2 min  - vu 105 fois

AVIGNON Les vignes du Clos du Palais des Papes ont été taillées

Ce mardi matin, lors de la taille de la vigne du Clos du Palais des Papes, à Avignon

- Thierry Allard

C’est une tradition, depuis le gros quart de siècle que le Clos de la vigne du Palais des Papes d’Avignon, une des trois seules vignes urbaines de France, existe.

Ce mardi matin, alors que tout à côté le centre de congrès du Palais des Papes accueillait le salon Découvertes en Vallée du Rhône, les Compagnons des Côtes du Rhône organisaient leur taille de la vigne, en présence de nombreux invités et des étudiants du lycée viticole Le Roy de Boiseaumarié d’Orange (Vaucluse).

Des invités parmi lesquels des vignerons de l’appellation Plan de Dieu, « au pied des Dentelles », rappelle le président des Compagnons des Côtes du Rhône David Bérard. C’est cette appellation qui sera mise en lumière cette année sur les rendez-vous des Compagnons. Mais ce mardi, il s’agissait de tailler la vigne, « ses 544 pieds de 14 cépages représentatifs des Côtes du Rhône », rappelle David Bérard. Plantée pour célébrer le fait qu’Avignon était Capitale européenne de la culture en 2000, la vigne est classée en AOC Côtes du Rhône, et est aujourd’hui la seule d’Avignon intra-muros.

Les étudiants du lycée viticole d'Orange participent à la taille de la vigne • Thierry Allard

« Cette vigne a pris son enracinement, sur un terroir qui n’était pas fait pour à la base, et arrive à se développer », souligne le président du Syndicat des vignerons des Côtes du Rhône Damien Gilles, qui a désormais un pied de vigne à son nom sur la parcelle, « le cep 371, un grenache blanc », précise David Bérard.

L’occasion de mettre un coup de projecteur sur cette vigne, « un jardin en ville », comme le qualifie David Bérard, une des trois seules vignes urbaines de France, avec le Clos de Montmartre, à Paris, et celle du Parc de la Cerisaie, à Lyon. « Nous avons lancé un travail avec Montmartre et Lyon pour créer d’ici quelques jours une Société des vignes urbaines de France, pour porter les projets d’installations de vignes en ville », annonce David Bérard. Des vignes vues, au-delà de l’aspect culturel auquel les Compagnons tiennent beaucoup, comme « des puits de carbone et un projet alimentaire de territoire », rajoute David Bérard.

Le président du Comité des fêtes de d’actions sociales de Paris 18e, Éric Sureau, a fait le déplacement à Avignon pour l'occasion. Plantée en 1933, la vigne de Montmartre rappelle l’époque, « avant le phylloxera, où l’Île-de-France était la première région viticole française en volume, il y avait des vignes sur tout Montmartre », rappelle-t-il. Chaque année, la vigne parisienne produit « 1 100 bouteilles, 500 en rosé, 600 en rouge », vendues au profit d’oeuvres sociales. Du côté d’Avignon, les quelque 150 bouteilles produites chaque année à partir des vignes du Clos du Palais des Papes sont vendues aux enchères au profit d’oeuvres caritatives.

Thierry Allard

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