ÉDITORIAL Et si la clé c'était les opérations "Place nette" économiques et sociales ?

Faut-il encore bien vouloir accepter de changer de paradigme...
Novembre 2023. Février 2024. Mars 2024. Et encore ce mardi 23 avril 2024. L'État, sous l'égide du ministre de l'Intérieur, a fait de la lutte contre le narcotrafic, une priorité absolue à Nîmes. Au sein du quartier du Mas de Mingue, hier, s’est déroulée une opération d’envergure mobilisant les policiers de la police nationale, du RAID, de la CRS 81 et d’autres unités. Avec à la clé, une série d’interpellations dans le cadre d’une commission rogatoire, de saisies de stupéfiants, d’armes et d’argent. Sans compter les nombreux contrôles d’identité, de commerces, et les fouilles de parties communes. Ces démonstrations de force, partout en France, au rythme d'une dizaine par semaine, commencent à porter leurs fruits. Depuis leur lancement en septembre dernier, sur les 500 opérations « place nette », on compte 4 000 interpellations, plus de 600 armes saisies et près de 5 millions d’euros confisqués. Des actions rendues possibles par la mobilisation de plus de 50 000 policiers et gendarmes. Permettront-elles de supprimer durablement et en profondeur les trafics ? La pression constante et permanente aura-t-elle des conséquences pour la tranquillité des habitants ? Il est certain que la conjugaison police-justice semble opérer avec près de 800 déferrements. Sans compter les 450 déferrements comptabilisés pour les « place nette XXL ». Mais cela n'empêche pas les points de deal de se reformer très rapidement après le passage des forces de sécurité. La guerre de territoires se poursuit également avec encore dernièrement au Chemin-Bas-d'Avignon des tirs et des blessés, parfois très graves. Il est aussi intéressant de regarder dans le rétroviseur. Car ces opérations "coup de poing" ne sont pas une nouveauté en France. Déjà dans les années 1970 ou 1980, des déploiements importants de policiers pour lutter contre la délinquance avaient montré certaines limites. Entre les moyens engagés et les résultats escomptés, l'équation n'était finalement pas si évidente que cela. En dehors d'une communication excessive, et des chiffres annoncés ici et là, il est opportun aussi de mettre sur la table les indicateurs sociaux qui provoquent ces conséquences. Changer le cadre de vie, donner les moyens humains à l'Éducation nationale, offrir des opportunités d'emplois durables et rémunérées à leur juste valeur. Insuffler un avenir à ces jeunes adolescents enrôlés pour quelques centaines d'euros quotidien. Des recettes éprouvées et qui ont, de surcroît, dans le temps, démontrées leur efficacité. En France, mais aussi ailleurs dans le monde. Faut-il encore bien vouloir accepter de changer de paradigme...
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