FAIT DU JOUR Les Nîmois témoignent leur soutien à Charlie Hebdo

1 800 personnes réunies hier soir sur le parvis des arènes. "Je suis Charlie" pouvait-on entendre ici et là. À la lumière de simples bougies et avec une émotion vive, les nîmois ont répondu présent à l'appel de rassemblement après l'attentat.
En très peu de temps, c'est une foule relativement dense qui s'est formée sur le parvis des arènes. Organisé par le PCF et le Club de la Presse du Gard, plusieurs personnalités politiques dont le maire de Nîmes Jean-Paul Fournier ainsi que le Préfet du Gard Didier Martin se sont joints aux citoyens gardois pour partager ce moment de tristesse. Si beaucoup avaient du mal à trouver les mots, certains nous ont cependant confié leur ressenti, à l'image d'Henry et Gildas, couple nîmois lecteur de Charlie Hebdo. "C'est un attentat à la liberté d'expression, à la démocratie donc par voie de conséquence, on est choqué. On était lecteur de Wolinski et Cabu surtout dans les années 70. Que dire de plus, ce sont des sauvages."
À quelques mètres, des participants se donnent la main pour former une ronde tout autour des arènes. "Je suis Charlie" ou "Liberté d'expression" peut-on entendre. Clément, un nîmois de 34 ans, n'est pas un lecteur assidu de Charlie Hebdo, mais a souhaité apporter son soutien au mouvement. "Pour la liberté de rire de tout, c'est important d'être là. Je suis agréablement surpris du monde présent ici." Si des mouvements comme celui-ci se sont multipliés partout en France où près de 100 000 personnes au total se seraient rassemblées, Clément n'est pour autant pas confiant pour l'avenir. "J'ai très peur des amalgames et des conséquences. On a touché le début de quelque chose de très grave je pense."
"L'humour est une arme formidable"
De l'émotion, de l'inquiétude, mais également de la nostalgie, comme en témoigne Odile, une militante nîmoise présente sur le parvis des arènes. "Je suis là car j'ai une ferveur pour le journalisme militant. Il ne faudrait pas que cette liberté d'expression soit menacée" avant d'ajouter, "Ces journalistes m'ont accompagnés dans ma jeunesse. J'avais 20 ans en 68. L'humour est une arme formidable."
Corinne, membre du Réseau Éducation Sans Frontières, a également fait le déplacement pour soutenir le journal satirique. Comme d'autres, elle craint les amalgames qui pourraient émerger de cet attentat meurtrier. "Charlie Hebdo a toujours soutenu les personnes issues de l'immigration. Ils défendaient un idéal de vie, de solidarité. Tout ça va donner de la xénophobie et de l'islamophobie supplémentaire."
Après une heure de rassemblement, environ 250 étudiants ont prolongés le mouvement et se sont dirigés vers le Carré d'Art où ils ont observé une minute de silence, et se sont assis en guise de soutien.
Baptiste Manzinali
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