UZÈS Jean-Claude Ameisen au chevet de la santé à l'Ombrière

Du 14 au 16 octobre à l’Ombrière, ont eu lieu les rencontres citoyennes du Parlement des liens. L'enjeu est de faire émerger une société des liens par la discussion dans les territoires d’Uzès afin d'anticiper l'avenir sur des sujets comme la santé, l'eau, l'éducation, l'économie ou l'agriculture.
Les liens qui libèrent (LLL), association portée par Sophie Marinopoulos, auteur, psychanalyste, spécialiste de l’enfance et de la famille, a organisé des états généraux du lien en partenariat avec le journal Libération et Fabrice Verdier, président de la Communauté de communes du Pays d’Uzès (CCPU). Celle-ci a réussi le tour de force de réunir les têtes pensantes comme Jean-Claude Ameisen (en visio-conférence), les politiques comme Najat Vallaud-Belkacem ou Fabrice Verdier et les habitants, à l'Ombrière autour de sujets très importants. Malheureusement, Edgar Morin, souffrant, n'a pas pu être présent.
Réunir pour anticiper
L’ambition du Parlement des liens est d’engager la réflexion autour des grands enjeux du territoire (santé, économie, eau, éducation…) en associant les acteurs de la Région (collectivités, associations, citoyens, entreprises…) et les habitants afin d’appréhender le futur. Dans ce cadre, plusieurs enquêtes et expérimentations ont été initiées sur le territoire CCPU, avec Les citoyennes, depuis janvier 2022 et un pré-diagnostic a été établi comme base des tables rondes : faire du pays d’Uzès un territoire de pleine santé, analyser les systèmes agraires du territoire à dix ans, imaginer une trajectoire permaéconomique pour l’agglomération d’Uzès, établir un diagnostic biorégional du Pays d’Uzès avec le collectif Hydromondes. « Nous réagissons toujours dans l’urgence. Quand il y a un problème de sécheresse par exemple, on répare les dégâts en hâte. Il faut y réfléchir avant », analyse Jean-Claude Ameisen, médecin et auteur de l'émission mythique de France Inter, Sur les épaules de Darwin. Ce samedi, la présentation était assurée par Alexandra Schwartzbrod, directrice adjointe de la rédaction Libération, qui animait les débats autour de la santé. Alors pourquoi ne s’auto-organiserait-on pas alors que l’État est défaillant ? Ne serait-ce pas l'essence même du colloque et du Parlement des liens ?
La roue tourne
"Pour qu’une santé soit bonne, il faut qu’elle soit globale, voire mondiale. La protection de la santé dépasse le domaine médical et la prévention. S’il n’y a pas de respect des droits fondamentaux, lutter contre les maladies est dérisoire", explique Jean-Claude Ameisen. Avant de citer Marc Aurèle : "Aider les autres c’est une façon noble de s'aider soi-même". Le chercheur appelle également à une réflexion concernant la purification de l'air des écoles et des bâtiments publics afin de lutter contre les allergènes, covid et autres virus. Et les autres problèmes, comme celui de l'eau potable, arrivent bientôt chez nous comme la variole du singe qui existe depuis 50 ans et que l'on a jamais prise en charge. Deux milliards de gens n'ont pas accès à l'eau potable et cela pourrait nous arriver bientôt.
Ce n'est pas parce qu’aujourd’hui nous ne sommes pas des déplacés, tout montre que demain le manque d’eau, la sécheresse peut nous tomber dessus. "Il nous faut aller au combat dès maintenant", martèle Cynthia Fleury, psychanalyste et philosophe, qui poursuit : "C’est terrible d’avoir attendu le confinement pour découvrir la santé mentale, qui fait désormais enfin partie de la santé en France." La psychanalyste travaille actuellement sur des lieux de vulnérabilité systémique comme les mines de terre rare (*) en Afrique afin de voir comment ces gens font face et comment ils inventent des réponses dans le but de s'en inspirer.
On dépense mal
Lionel Fournier, responsable d'Harmonie Mutuelle, poursuit en expliquant qu'avec 11 % du PIB, la France est le troisième pays d'Europe dans l'investissement de part de richesse consacrée à la santé. Mais qu'elle se retrouve en dessous de la moyenne et derrière la Grèce en espérance de vie en bonne santé. Pour conclure, Jean-Claude Ameisen dénonce le fait que dans notre pays, on coupe les derniers liens, avec les autres et leurs proches, des personnes les plus vulnérables. Qu'on les regroupe avant de les isoler en psychiatrie, EHPAD... "On recrute des personnes non formées mal payées. Ce sont donc des personnes vulnérables que l'on utilise pour s'occuper d’autres personnes vulnérables", conclut le chercheur, qui évoque les soignants précaires, notamment les AESH.
Yannick Pons
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