Publié il y a 16 h - Mise à jour le 03.04.2025 - Louise Gal - 2 min  - vu 92 fois

ARLES Les agents de la fonction publique dans la rue

Manifestation des agents de la fonction publique à Arles.

- Louise Gal

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la sous-préfecture d'Arles à 12h15 ce jeudi 3 avril, à l'appel de la fédération CGT des services publics.

Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées devant la sous-préfecture d'Arles, jeudi 3 avril à 12h15, suite à l'appel national à la mobilisation dans la fonction publique. Ils dénoncent notamment "la baisse de 10% du taux de remplacement de la rémunération pendant les arrêts maladies après le premier jour de carence". "Cela entraine également une baisse du régime indemnitaire, une baisse des cotisations pour la retraite et constitue une attaque de plus sur le financement de notre caisse de retraite, la CNRACL", estime le représentant de la fédération CGT des services publics à Arles. Plus largement les grévistes revendiquent "l’abrogation de la réforme des retraites et le retour à la retraite à 60 ans, le retour de la sécurité sociale à 100 % fondée sur le salaire socialisé et les cotisations, la suppression de toutes les mesures qui entravent l'accès aux soins et le droit de se soigner, l'augmentation du point d'indice des fonctionnaires à 6€, l'augmentation générale des salaires, ainsi que l'abrogation de la loi dite de transformation de la fonction publique, qui n'est rien d'autre qu'une vaste machine à précariser les agents et à préparer le terrain des privatisations."

Manifestation des agents de la fonction publique à Arles. • Louise Gal

Des représentants syndicaux du lycée Pasquet étaient également présents pour faire part de leur situation au troisième jour de la mobilisation qu'ils ont entamé le 1er avril pour dénoncer la suppression de cinq postes à la rentrée prochaine. "Il y a entre 70 et 80% de grévistes depuis trois jours, et le bac blanc a été annulé aujourd'hui", explique ainsi une enseignante qui pointe du doigt les difficultés qu'ont les grévistes pour échanger avec le rectorat. "Le premier jour, on a péniblement réussi à avoir quelqu'un au rectorat qui nous a dit qu'ils n'avaient pas reçu notre lettre. Ils l'ont finalement trouvée, mais nous n'avions toujours pas de réponse lors du deuxième jour de grève. On nous a ensuite dit que nous étions malpolis car on n'avait pas à s'adresser directement au rectorat ni à demander que quelqu'un vienne vers nous", raconte-t-elle. Finalement, les enseignants grévistes ont obtenu un rendez-vous en visioconférence avec le rectorat le lundi 5 avril à 17h. "On a rendez-vous pendant les vacances scolaires, et ils nous demandent de ne pas être plus de cinq personnes...Cela montre la maltraitance des services publics, on se sent abandonnés", confie-t-elle. 

Un représentant de la fonction publique hospitalière a également dénoncé une gestion "à flux tendu", avec "le strict minimum de personnel", ainsi qu'une "gestion impitoyable des personnes en arrêt maladie". "C'est une lutte des classes. On ne doit pas se laisser faire et on ne va pas se laisser faire, on est les plus nombreux !" Nicolas Bourcy, le secrétaire général de l'union locale CGT d'Arles, a pour sa part assuré que la CGT restait mobilisée. Il appelle à un grand rassemblement le 1er mai, "pour montrer toute la colère sociale dans la région d'Arles."

Manifestation des agents de la fonction publique à Arles. • Louise Gal

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