NÎMES Cutter a tranché, le rap "Ikéa" très peu pour lui

Après "Mesdames & Messieurs", Emmanuel Trigano alias Cutter sortira son deuxième album "Merder en beauté" cet été.
En duo, avec Dominique Gazaix, ou en solo, le Nîmois Emmanuel Trigano poursuit son petit bonhomme de chemin dans le monde de la musique. Son truc à lui, c'est le rap. Un rap épuré, vif, efficace qui attrape sans crier gare et emmène dans un univers à part où la loose est acceptée, assumée. La poésie apporte de la douceur, de la tendresse aux fantasmes d'adolescent que l'artiste nîmois, surnommé Cutter, ne cesse d'explorer. Sa voix grave se brise quand il chantonne, dépeint amours et emmerdes, en constant clash contre lui-même, puis tour à tour tranchant ou plein de sensibilité lorsqu'il observe l'erreur humaine.
Cet homme est étrange oui, en retrait presque absent, conscient mais rêveur, il met le monde à distance pour mieux l'observer. Nous l'observons aussi, non pas sur la scène qu'il aborde de manière presque animale, mais assis sur une chaise dans une salle aux murs blancs, la bouche et le nez recouverts d'un masque, les yeux parfois fuyants, prêt à répondre à nos questions. Ce jour-là, il est accompagné de l'artiste montpelliérain, BelOey (Michel Assier-Andrieu). Tous deux se sont rencontrés à la Smac Paloma à Nîmes lors d'une réunion entre artistes et tourneurs. "J'ai toujours eu cette posture de vilain petit canard, celui qui reste toujours dans son coin. Mais BelOey est venu me parler", se souvient Cutter. L'un et l'autre s'apprivoisent sans même se connaître, ni savoir ce que l'autre fait. "Je croyais qu'il faisait du métal", s'amuse BelOey. Puis il l'a découvert sur scène et s'est laissé surprendre par la performance du rappeur.
Séduit et inspiré par l'univers décalé de Cutter, le Montpelliérain lui compose une quinzaine de musiques et l'emmène ailleurs. Fait rare jusque là, la pop s'invite dans sa musique. "J'adore. Je n'avais jamais reçu ce genre de productions. C'est frais", commente le rappeur. Puis sur ces "instrus", en suivant le rythme, il a posé ses mots, révélateurs de son humeur au moment où il écrit. "Tout cela s'est fait naturellement, sans avoir l'idée d'un album, juste pour le kiffe", explique Cutter. Le résultat est étonnant, hors catégorie, différent de ce que l'on peut écouter actuellement dans l'univers du rap français, décalé et risqué. "On ne sait pas où nous mettre mais ce n'est pas plus mal. On ne veut pas faire comme les autres. Le rap Ikéa ce n'est pas ce que nous voulons", réagit BelOey. Et Cutter de poursuivre : "On a envie de surprendre, mais rien n'a été calculé, on n'a pas cherché à faire un projet décalé." Un projet soutenu par le label associatif nîmois Bouton rouge, qui deviendra donc un album, "Merder en beauté", à découvrir à partir du mois de juin. Le premier extrait, "Garçon étrange", a été révélé au début de ce mois de février sur Youtube.
Stéphanie Marin
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