NÎMES Le Center Fête retrouve le goût des jours heureux

Malgré les mois de fermeture imposée par le Gouvernement dans le cadre de la crise sanitaire, la boutique nîmoise Center Fête est parvenue à garder la tête hors de l'eau, non sans bouée de sauvetage dont le Prêt garanti par l'État.
Plusieurs mois durant, les spécialistes de la fête n'avait plus le goût de la faire. La faute à la pandémie et les mesures gouvernementales qui ont contraint la gérante de la boutique située en ville active à Nîmes - comme tout autre commerce jugé non essentiel - à garder le rideau baissé jusqu'à nouvel ordre. C'était en 2020, le 17 mars. À compter de cette date et jusqu'à ce jour, le Center Fête a perdu 50% de son chiffre d'affaires. "Nous avons raté les grands événements traditionnels de l'année : le carnaval, Halloween, la saison des mariages, des baptêmes", regrette Jean-Louis Waroquet, co-fondateur avec son épouse, Christine, de l'enseigne dédiée aux articles de fête (déguisements, décoration, maquillage etc). Aujourd'hui à la retraite, le sexagénaire témoigne pour sa moitié, à la tête de sa société et occupée derrière son comptoir. "Elle a pris un gros coup au moral, elle ne se paie plus de salaire depuis plusieurs mois", indique-t-il.
Sans aide jusqu'au mois de novembre 2020 car exclue de la catégorie événementiel jusqu'à que le Gouvernement revoit sa copie sur sa liste nommée S1, la société a contracté le fameux Prêt garanti par l'État (PGE) dès le mois d'avril 2020, l'équivalent de six mois de chiffre d'affaires, pour tenir le coup et a également eu recours au licenciement, soit trois salariés en moins sur les deux magasins, l'un à Nîmes donc, l'autre au Pontet. Puis à partir de novembre 2020, les premiers 10 000€ d'aide mensuelle sont tombés. En 2021, l'enseigne a bénéficié d'une enveloppe de 50 000€. "Ce qui a permis de payer les loyers", explique Jean-Louis.
S'il n'est pas question de sortir les cotillons, le Center Fête a su garder la tête hors de l'eau tandis que d'autres enseignes du secteur ont coulé. Mais cela n'aura pas été sans sacrifices, ni sans efforts. Pour grappiller quelques centaines d'euros par mois, la boutique nîmoise a adopté le concept de Point relais, ce qui augmente le nombre de passages et déclenche des achats "non prévus". Et à la veille de la fête d'Halloween, Christine affiche un joli sourire dans son magasin impeccablement décoré pour l'occasion. "On ressent chez les consommateurs, l'envie de retourner à la vie d'avant et de faire des achats de qualité", rapporte son mari. Conséquence de quoi, le panier moyen a augmenté de 10% pour atteindre les 25€.Toutefois, le couple se désespère du nombre de vols dont il est victime et de l'incivilité de certains clients, il y aurait presque de quoi gâcher la fête. Autre problème à résoudre pour Christine et son équipe : écouler les deux tonnes de confettis stockés depuis un an dans sa réserve. Vivement le carnaval !
Stéphanie Marin
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