BAGNOLS/CÈZE La lutte contre le trafic de stupéfiants toujours au cœur des priorités

Cela fait maintenant deux mois que le groupe local de traitement de la délinquance (GLTD) est en place à Bagnols/Cèze. Ce dispositif est principalement destiné à lutter contre le trafic de stupéfiants dans le quartier des Escanaux. Premier bilan ce matin.
Le GLTD à Bagnols a été établi à l’initiative du procureur de la République depuis le début de l’année. « Il fait suite au plan national de lutte contre le trafic de stupéfiants mis en place par le ministre de l’Intérieur depuis l’été 2020. On s’occupe déjà de manière plus intensive des Escanaux depuis cette période », introduit le commandant de police, Laurent Pailhories.
L’idée phare de ce GLTD : échanger des informations entre police, mairie et procureur de la République, se coordonner sur les actions menées… Un des avantages est aussi la mobilisation d’un magistrat référent qui connaît bien le dossier.
Le commandant Laurent Pailhories détaille les trois formes d’actions qui sont menées pour endiguer le phénomène à Bagnols. Tout d’abord celles envers les clients, les consommateurs, parce que « le trafic n’existe que parce que des gens veulent acheter des produits stupéfiants ». Cela passe par de l’aménagement matériel urbain : sens de circulation pour rendre l’accès aux points de deal plus difficile, des blocs de béton, porte blindée aux caves d’immeuble…
71 consommateurs bagnolais ont fait l'objet d'une amende depuis septembre
L’élagage des arbres permet aussi de désobstruer la portée des caméras de vidéosurveillance. Leur nombre a d’ailleurs augmenté et le réseau de surveillance couvre de Weldom jusqu’au Bosquet, quadrillant ainsi l’avenue de la Meyre, le plus gros point de deal de Bagnols. « On a pour projet d’augmenter les points de contrôle sur cette avenue. […] Depuis le mois de septembre, on a interpelé 71 consommateurs qui ont fait l’objet d’une amende, dont 19 de l’amende forfaitaire délictuelle (*). On espère les dissuader d’aller sur ces points de vente-là », poursuit le commandant de la police nationale.
Ses équipes mènent aussi des actions au quotidien contre les revendeurs avec la police municipale : « On occupe le terrain avec les patrouilles régulièrement. Et au moins une fois par semaine, on fait une action renforcée avec beaucoup plus d’effectifs. On en profite pour faire le tour du bâti pour voir si on ne trouve pas quelques produits dissimulés. » Six revendeurs des Escanaux ont été interpelés puis écroués depuis septembre.
« Tous ces dispositifs en place visent à gêner le trafic et à les obliger à se réorganiser constamment. On espère qu’à un moment donné, ça baissera en intensité », raisonne le commandant. Il y a aussi tout un travail d’enquête plus approfondi mené en parallèle mais qui prend davantage de temps pour identifier les têtes des réseaux.
Si celui-ci ne peut affirmer ou infirmer un lien entre le trafic bagnolais et celui d'autres villes, il assure que les armes retrouvées dans les perquisitions "ne sont pas des armes lourdes. On n'est pas dans la situation nîmoise".
Gêner le trafic pour dissuader revendeurs et acheteurs
« La volonté politique est forte. Ces prochaines semaines, il y aura d’autres choses qui seront faites. Le consommateur ne doit pas être tranquille quand il fait ses petits achats, tout comme les revendeurs », confirme Christian Baume, adjoint délégué à la Sécurité et à la Tranquillité publique. Et ainsi parvenir à gommer ces échanges illégaux qui se font à la vue de tous.
Le GLTD est effectif pour 6-8 mois avec possibilité d’être prolongé un peu. Mais déjà les premiers effets sont sensibles : « Aujourd’hui, le point de vente n’est plus vraiment au 14 avenue de la Meyre, il se déplace selon les contrôles. On sent qu’on dérange et que ça inquiète aussi les consommateurs », assure le maire, Jean-Yves Chapelet.
Le commandant et lui invitent les citoyens à se rendre sur le site moncommissariat.fr, le site web de la police nationale. Sur ce commissariat virtuel, il est possible d’avoir une réponse aux questions les plus courantes mais aussi de déposer une pré-plainte, de signaler un événement anormal ou un point de deal sans avoir à se déplacer sur place. Un système de de mise en relation est actif pour entrer en contact avec un interlocuteur de la police.
Marie Meunier
* Amende de 200 €, mise en place depuis septembre.
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