FAIT DU JOUR. Valdegour : le journal des bonnes nouvelles fête ses dix ans

L'idée est partie "d'une bande de potes", se souvient Moustafa Habib, rédacteur en chef du Journal de Valdegour créé en 2004. "En fait, il y avait une jeune fille du quartier de Valdegour qui avait obtenu la palme d'or au bac. Aucun journal n'en avait parlé… Ici, quand il y a quelque chose de bien, personne n'en parle, mais quand c'est pour parler des braquages et des voitures qui brûlent, ça tourne en boucle". La colère passée, l'envie d'agir a pris le dessus, accouchant du "Journal de Valdegour", sous forme d'association de loi 1901, financée exclusivement par l'argent public.
Leur livret mensuel de quatre pages traite à la fois de l'actualité du quartier mais aussi "de tout ce qui est susceptible d'attirer l'attention de ses habitants".
Située rue Newton, la porte de la rédaction est quasiment toujours ouverte. Dans les locaux, Moustafa travaille ses sujets, épaulé par Ali, jeune reporter en herbe qui a pu bénéficier d'un contrat d'avenir. "Il nous donne un sacré coup de main. Il fait l'accueil, part en reportage et gère même les conflits", poursuit Moustafa Habib. A côté, un autre salarié, Jean-François donne des cours de français aux habitants. Un activité corrélée à celle du journal par le biais d'une ACI, comprenez Action Collective d'Insertion.
Médias. Ces trois salariés font tourner la machine. Reste que parfois elle peut s'entailler, surtout quand les moyens sont restreints : "nous essayons d'être dans les temps", explique Moustafa, qui se laisse parfois avoir par cette deadline. Le cauchemar du reporter. Une fois l'édition bouclée, place à l'impression. 3000 numéros sont imprimés et distribués dans des endroits ciblés :"les cafés, boulangeries et associations. Nous les envoyons aussi par mail. Au départ, on les glissait dans les boites aux lettres, le problème c'est que les gens les jetaient sur la voie publique". Le sort réservé malheureusement à bon nombre de canards gratuits…
Dans l'édition n°82, fraîchement sortie des imprimantes, le Journal de Valdegour met en lumière un jeune du quartier qui a monté son salon de coiffure, place Avogado. "L'objectif c'est vraiment de parler des bons côtés. Ici, nous avons des problèmes de sécurité, d'emploi et de chômage, c'est vrai. Mais il y a des jeunes qui essaient de s'en sortir. Et à force de se focaliser sur le mauvais de ce quartier, les jeunes finissent par croire qu'ils sont ce que les médias disent d'eux… C'est à dire pas grand chose", conclut Moustafa.
Coralie Mollaret
coralie.mollaret@objectifgard.com
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