ÉDITORIAL L’abattoir d’Alès en sursis pour six mois : c'est l'heure de l'union sacrée

La municipalité alésienne, qui a toujours soutenu le projet, joue une nouvelle fois le jeu et a décidé de maintenir une enveloppe de 100 000 euros en 2024.
L’avenir de l’abattoir d’Alès a été une nouvelle fois au cœur des discussions du dernier conseil municipal lundi soir. Alors que la situation économique de ce site à destination des professionnels connaît une trajectoire difficile avec des perspectives bien minces, la ville d’Alès continue à le soutenir. Artificiellement ? Pas nécessairement. L’abattoir participe à un écosystème indispensable pour les éleveurs et les abatteurs. C’est un maillon indispensable de la chaîne alimentaire. Il évite par ailleurs des investissements lourds dans des tueries individuelles. Mais depuis quelques années, certains nourrisseurs se détournent de cet outil à l’équilibre fragile. Pour assurer une pérennité, il faudrait au contraire une union sacrée de tous les acteurs des différentes filières locales d’élevage pour atteindre la barre fatidique des 3 000 tonnes par an afin de maintenir des prix abordables et un fonctionnement normal de l’abattoir. Une SEM (société d’économie mixte) vient de se créer pour la gestion de l’abattoir. Une initiative similaire à de nombreuses régions de France confrontées de la même façon à un contexte économique dégradé. La municipalité alésienne, qui a toujours soutenu le projet, joue une nouvelle fois le jeu et a décidé de maintenir une enveloppe de 100 000 euros en 2024. Une bouffée d’oxygène de quelques mois, le temps pour les repreneurs privés de trouver des solutions plus pérennes. Ce véritable effort, même de courte durée, est aussi l’occasion d’aller taper à toutes les portes y compris des collectivités concernées par les enjeux alimentaires et agricoles. Les professionnels au pied du mur doivent désormais encourager toute initiative privée et chercher d’éventuels nouveaux partenaires. Enfin, probablement qu’une révision de l’offre, des tarifs, une réorganisation interne de la trentaine de salariés, et une meilleure communication au grand public pourraient offrir quelques perspectives nouvelles. Le temps est compté, les six prochains mois seront déterminants…
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