MUNICIPALES 2020 À Alès, les Insoumis entrent dans la partie

À Alès, les conférences de presse des forces de Gauche se suivent et se ressemblent. Hier, les membres de la France Insoumise d’Alès ont appelé à la création d’un large rassemblement citoyen.
Jamais deux sans trois. Après les Socialistes et les Communistes, les Insoumis se lancent dans la campagne des Municipales avec l’envie de construire une dynamique citoyenne, plus précisément « une convergence citoyenne ». Si cette formule est effectivement nouvelle, l’idée de mettre le citoyen au centre de la campagne, quelques mois après la vague des Gilets jaunes, est sur toutes les bouches et d’autres mouvements s’en sont emparés depuis plusieurs mois. Les Insoumis alésiens ne seraient-ils pas en retard ? Gérard de Negri, l’un des membres alésiens de la France Insoumise, en convient volontiers et concède que « le timing va être ric-rac ». Il poursuit : « Il est temps de montrer qu’on est là et qu’on existe. On est une force qui reste incontournable », avance-t-il avant de lancer un appel citoyen à la Coluche. Si en 1981 l’humoriste appelait « les fainéants, les crasseux, les drogués (…) » à voter pour lui, les Insoumis, eux, appellent « tous ceux qui ne se retrouvent pas dans les appareils politiques, les désabusés, les oubliés » à se retrouver dans une « fédération populaire ».
Mais comme tout cela a déjà été un peu dit par les Socialistes et les Communistes alésiens, on se dit que tout ce petit monde pourrait s’entendre. « Le rapprochement n’est pas interdit », n’exclut pas de Negri. À ses côtés, Michel Sala est plus réservé : « Si c’est pour faire une liste de Gauche avec le PS qui prônait encore plus l’austérité que Macron, ça non ! ». Et Mireille Jullien de faire la synthèse : « On veut un rassemblement de convergence. Je pense que des axes peuvent faire consensus ». Si l’on lit entre les lignes - et même s’il ne faut pas le dire puisque c’est de la politique à l’ancienne et que, paraît-il, les électeurs n’en veulent plus -, l’union des trois est donc plus qu’envisageable. Surtout si l’on s’en tient aux dernières déclarations de Gérard de Negri : « Nous espérons qu’il n’y aura qu’une seule liste à Gauche parce que la Droite est divisée. La ville d’Alès est gagnable ».
Tony Duret
Les Insoumis alésiens organisent une réunion publique le vendredi 18 octobre à la Maison du peuple à Tamaris (18h30). Le maire de Grabels (Hérault), René Rebol, sera présent.
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