DÉPARTEMENT La présidente PS Françoise Laurent-Perrigot alerte : « La situation pourrait être critique »

Ce vendredi matin pour une séance délocalisée au Pont du Gard
- Coralie MollaretLa baisse de la taxe liée aux transactions immobilières combinée à la hausse des charges et autres dépenses sociales pourraient, à terme, mettre le Conseil départemental en difficulté.
Ce vendredi, au Pont du Gard, l’exécutif PS-PCF-EELV n’avait pas franchement la banane. Non pas en raison des élections législatives, dont les sondages prédisent une percée de l’extrême-droite, mais plutôt à cause du compte administratif 2023. Un document retraçant les dépenses et recettes réelles de l’année écoulée. « Aujourd’hui, on se rend compte des conséquences de la crise immobilière », souligne, avec gravité, la présidente Françoise Laurent-Perrigot.
Crise de l'immobilier
Présentés par le M. Finance du Conseil départemental, Rémi Nicolas, les comptes administratifs montrent une recette de DMTO (Droits de mutation à titre onéreux) en berne avec un manque à gagner de 45 M€, passant de 187 M€ en 2022 à 142 M€ en 2023. « Chaque mois, cette fiscalité baisse. Si ces ressources ne remontent pas, la situation sera critique », poursuit la présidente. « Critique » parce qu’en face de ces recettes, les dépenses, elles, sont en hausse.
En 2023, une augmentation de 6,4 % a été enregistrée. À quoi est-elle due ? Les dépenses d’électricité connaissent un surcoût de 1,2 M€ et 6 M€ de dépenses énergétiques pour les collèges. Les charges de personnel à travers la revalorisation du point d’indice augmentent de 9,3 M€. Les pompiers du Gard toucheront une enveloppe supplémentaire de 3,1 M€. Enfin, le reste à charge des allocations individuelles de solidarité (RSA, APA, PSC) est de 115 M€ pour la collectivité.
Une dette en baisse
Concernant la dette, elle baisse de 34 M€ en 2023 pour être ramenée à 461 M€ contre 495 M€ en 2022 et 524 M€ en 2020. Toutefois, à cause de cette baisse historique de recette, l’épargne nette est ramenée à 38 M€ contre 105 M€ en 2022. Cette situation inquiète aussi l’opposition, à l’image du président du groupe centriste et indépendant, Philippe Ribot : « Nous devons plus que jamais chercher à maîtriser les dépenses. »
Représentante du groupe Le Bon sens républicain, la candidate Les Républicains sur la 5e circonscription, Léa Boyer, a été joueuse, attaquant la majorité sur les investissements : « Le Département pourrait être plus téméraire dans l’investissement en accélérant la transition énergétique et rénovation de nos bâtiments. » Une déclaration qui n’est pas passée. Rémi Nicolas la reprend : « En 2023, le Département a réalisé 145 M€ d’investissements soit un taux de réalisation de 86 %. Je sais que nous sommes en campagne, mais lorsque l’on prétend aux fonctions électives, il faut quand même être au fait de la réalité. »
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