NÎMES Des actions pour lutter contre les violences faites aux femmes

La commission départementale « Lutte contre les violences faites aux femmes » a livré des mesures qui vont de la prévention, à la prise en charge et l’accompagnement.
Lundi, en préfecture du Gard, Joëlle Gras, sous-préfète du Vigan, chargée de mission « Violences conjugales » par le préfet, a présenté les mesures pour lutter contre les violences faites aux femmes. Elles se déclinent en quatre axes.
Prévenir, repérer, sensibiliser
« Les violences faites aux femmes, c'est aussi l'affaire des jeunes », a souligné Joëlle Gras. Alors, dans les actions à mettre en place, figure notamment l’objectif de renforcer la formation des personnels éducatif du premier degré de scolarité. Mais aussi, recueillir des données sur les violences dans les relations amoureuses des mineurs et des jeunes adultes. Puis de diffuser l’outil de mesure de la violence dans les couples : le "violentomètre".
Prendre en charge
Certain intervenant du grenelle des violences conjugales dans le Gard, ont témoigné sur le besoin d’aménager les lieux d’accueil des victimes dans les gendarmeries. Par conséquent, les forces de l’ordre seront mieux formées pour recueillir le témoignage des victimes, avec l’application généralisée d’un protocole de prise en charge. Policiers et gendarmes seront formés à l’utilisation systématique de la grille d’évaluation du danger (méthode Canadienne).
Protéger et accompagner
Afin d’améliorer l’accompagnement des victimes mises à l’abri dans l’urgence, l’accès au kit de première nécessité sera favorisé. Pour protéger la victime et les enfants, des points d’échange en présence d’une tierce personne, pour éviter les contacts entre parents, sera proposé. Pour une meilleure appréciation des préjudices physiques et psychologiques de la victime, des renseignements seront recueillis sur la personnalité de celle-ci.
Recenser, évaluer et diffuser l’information
Parmi les actions à conduire, il y a la mise en place d’un observatoire financé par le Département et animé par le CIDFF (Centres d'information sur les droits des femmes et des familles). Un meilleur dialogue entre les juridictions et les auxiliaires de justice, barreau et huissier de justice. Enfin, il y a un projet d’"addictopôle" : un programme d’étude d’étude parle service d’addictologie du professeur Pascal Perney (Centre hospitalier universitaire de Nîmes).
Il faudra certainement plusieurs semaines, voir plusieurs mois pour que ces mesures soient mises en place. Dans le Gard, un millier de faits de violence sur les femmes a été répertorié en 2018. Cette année là, ce chiffre était en augmentation de 8,7% par rapport à 2017. Pour l'année 2019 (qui n’est pas terminée) ce chiffre est déjà en augmentation de 9%. Il faut noter aussi qu’en 2018, deux féminicides ont eu lieu dans le département du Gard et aucun en 2019.
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