FAIT DU JOUR "Menace imminente de fermeture" pour l’usine ACPP de l’Ardoise, 54 emplois en jeu

La situation de l’usine spécialisée dans la chaudronnerie sur les sites nucléaires ACPP, implantée à l’Ardoise, est très précaire.
« On est sur une menace imminente de fermeture », explique le délégué syndical CFDT du site Badre Asdaaï.
54 salariés en « faux chômage technique »
En cause ? Un gros trou dans la trésorerie, due à d’importants défauts de paiements, d’après la direction. Nos confrères de France 3 Basse-Normandie, région où est implanté le siège de l’entreprise, évoquent une somme de 10 millions d’euros non payés par les principaux clients de l’entreprise, à savoir Areva et Bouygues, notamment pour le chantier de l’EPR de Flamanville qui accuse un retard de plus en plus important dans sa construction. Un chiffre confirmé par le délégué syndical de l’Ardoise.
Aujourd’hui, le site gardois se retrouve dans une situation ubuesque : « on a des commandes, mais la direction nous les a confisqué et les a fait repartir en Normandie, pour couper la branche. Nous n’avons même plus de quoi acheter de la matière première », affirme Badre Asdaaï. Le résultat pour les 54 salariés de l’Ardoise est « un faux chômage technique, poursuit le délégué syndical. On va au travail, mais on ne travaille pas, c’est très pesant pour le moral. »
Pire, depuis juin les ouvriers d’ACPP l’Ardoise sont livrés à eux-mêmes : « nous n’avons plus aucun signe de la direction, ici les cadres ont tous démissionné au mois de juin », décrit Badre Asdaaï. Depuis cette date, les réunions se font en visioconférence. Si les salaires sont toujours versés malgré tout, le point final n’a jamais semblé aussi proche pour le site.
« On va se battre pour que l’usine reste ouverte »
« On ne comprend pas la stratégie, pourquoi la direction ne vend pas l’usine ? » se demande Badre Asdaaï. Alors les syndicats ont alerté les politiques locaux, comme le maire de Laudun-l’Ardoise Philippe Pécout. « Ils m’ont alerté comme le président de l’agglomération (Jean-Christian Rey, ndlr) et le député (Patrice Prat, ndlr). Nous leur avons promis que nous allions intervenir, et que nous serions unis sur ce dossier. »
Le maire a envoyé une lettre au Premier ministre Manuel Valls pour l’alerter, et Patrice Prat doit rencontrer la direction du groupe. En attendant, un protocole d’accord en vue de la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi — autrement appelé plan social — sera proposé par les syndicats à la direction ce lundi.
« On va se battre pour que l’usine reste ouverte, et pour minimiser l’impact du plan social en préparant des départs volontaires, comme des préretraites, affirme Badre Asdaaï. On en est qu’au début, la direction semble ouverte aux négociations, mais on s’attend à ce qu’elles soient difficiles. »
Thierry ALLARD
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