AREVA La CGT veut rassembler pour « faire pression »

« On refuse d’assister à cette érosion de l’activité économique sans réagir » : le secrétaire général de l’union locale de la CGT de Bagnols Patrick Lescure est inquiet, et en appelle à une large mobilisation.
Ainsi, après avoir envoyé un courrier à l’ensemble des 42 maires de l’agglo du Gard Rhodanien sur le devenir d’Areva, qui va supprimer 4 000 emplois en France d’ici à 2017, le syndicat veut passer à la vitesse supérieure.
« Les conséquences ce sont les maires et l’agglo qui les paieront »
Car pour Patrick Lescure les manifestations des salariés et les motions votées par l’agglo et les conseils municipaux « c’est bien, mais pas suffisant. » Selon lui, « il faut réfléchir et imaginer d’autres moyens d’action, pour faire pression. Car les motions, ils en avaient déjà voté pour Siporex et Ugine (et les deux usines ont fermé, ndlr). »
Et le syndicaliste prévient : « Marcoule et Pierrelatte c’est 10 à 15 000 salariés, si on compte les sous-traitants. Moins de salariés, c’est moins d’impôts locaux et moins de services publics, et c’est du sang et des larmes pour les PME-PMI du Gard rhodanien. Les décisions sont prises à l’Elysée, mais les conséquences ce sont les maires et l’agglo qui les paieront. »
Alors l’union locale de la CGT, après avoir sollicité les élus, a pris rendez-vous avec des représentants du patronat des PME-PMI locales, « pour voir la réalité qu’ils perçoivent, et savoir ce que leur dit Areva », précise Patrick Lescure, qui admet ne pas avoir « une grande confiance dans la direction d’Areva, qui est en train d’enfumer tout le monde. »
« Il y aura des impacts terribles »
Si pour l’heure les conséquences du plan d’économies d’Areva ne sont pas connues localement, le syndicaliste se dit très inquiet pour le devenir d’Areva NP, la partie ingénierie du groupe, qui serait vendue à EDF. « Si le projet aboutissait, NP irait dans une filiale d’EDF qui ferait le sale boulot. Il y a un vrai risque sur ces 800 emplois, sans parler des sous-traitants. » Plus globalement, Patrick Lescure prédit « des impacts terribles. »
Alors pour les limiter, la CGT se voit jouer un rôle, « travailler à ce qu’il y ait tous les critères pour favoriser le développement du Gard rhodanien, avec tout le monde », et compte organiser une table ronde « en septembre-octobre », avec les élus, les représentants du patronat et les autres syndicats.
« Il faut qu’il y ait une action publique visible très rapidement, appuie Patrick Lescure. Il faut que le Gard rhodanien se fasse entendre au delà des motions pour qu’à Paris, ils comprennent que c’est tout un bassin d’emploi qui est menacé. »
Thierry ALLARD
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