MAYOTTE Manon, bloquée sur l’archipel depuis le cyclone Chido, veut rentrer à Nîmes

La Nîmoise Manon Corbière est bloquée à Mayotte
- DR« Je suis en vie, c’est le principal » : si elle fait contre mauvaise fortune bon coeur, Manon Corbière, jeune nîmoise de 31 ans, n’en est pas moins bloquée à Mayotte depuis le cyclone Chido, qui a balayé l’archipel français le 14 décembre dernier.
Chido, Manon l’a vu de près puisqu’elle est arrivée sur place le 11 décembre. « C’était impressionnant », dit-elle, consciente de la chance qu’elle a eue d’être hébergée par une des amies dans le quartier des Hauts-Vallons, à Mamoudzou, moins touché que d’autres par les dégâts. L’immeuble dans lequel elle se trouvait a résisté, « nous avons simplement eu de l’eau rentrée par les fenêtres », précise-t-elle. Par contre, dehors, « il y a des immeubles sans toiture, aux fenêtres cassées, dans la ville d’à côté il ne reste plus rien, plus d’habitations, plus de végétation, c’est l’apocalypse », décrit-elle. Selon le dernier bilan disponible, 39 morts sont à déplorer.
Très vite, il lui faut faire une croix sur le séjour en Tanzanie qu’elle avait prévu avec son amie et qui expliquait l’escale à Mayotte : l’aéroport est fermé. Alors elle tente le vol d'évacuation vers la Réunion. « La préfecture de Mayotte a mis en place une boîte mail où on envoie notre situation pour être mis sur la liste de ces vols, mais je n’ai pas de nouvelles », souffle-t-elle, alors que « tous les ressortissants étrangers ont été rapatriés par leurs consulats il y a déjà une semaine. » La Nîmoise envoie mail sur mail, remue ciel et terre pour avoir gain de cause, « mais selon la préfecture je ne suis pas prioritaire », dit-elle. « Mais j’ai un boulot, je suis oenologue, j’ai pour projet de m’installer, d’acheter des vignes, je dois être sur place pour continuer mon projet », avance la jeune femme.
La situation est bloquée, d’autant que les vols commerciaux ne sont pas d’une grande aide : « la date de réouverture de l’aéroport de Mamoudzou est constamment décalée, la seule solution ce sont ces vols d’évacuation », affirme Manon Corbière. En attendant, la Nîmoise assiste à des scènes « de gens qui se battent pour du riz, pour des oeufs », dans des rues « jonchées de déchets et sûrement aussi de corps en décomposition », un contexte très difficile. « Mon amie est institutrice, on a essayé de retrouver ses élèves, certains n’ont plus rien, d’autres sont relogés dans leur école sans eau, sans nourriture, et ils sont Français… » soupire-t-elle.
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