ARLES Micheline Rémi: “C’est un bonheur d’être porte-drapeau”

Micheline Rémi, porte drapeau
- C. GraizzaroA l’occasion de la commémoration du 18 juin hier sur l’esplanade Charles de Gaulle, figurait parmi les porte-drapeaux Micheline Rémi, 73 ans, une passionnée de la Seconde Guerre mondiale.
Il est 17h30 sur l’esplanade Charles de Gaulle à Arles. Autour de la stèle qui commémore l’appel du 18 juin de Charles de Gaulle, les représentants politiques locaux dont Pierre Raviol, adjoint et représentant du maire d’Arles pour la cérémonie, mais également Cyril Juglaret, conseiller régional de la PACA. La cérémonie, très protocolaire, a été ponctuée de la lecture d’un texte de la secrétaire d’État auprès du ministère des Armées, chargée des Anciens combattants et de la Mémoire par Pierre Raviol.
“Ce jour-là, le général de Gaulle fait entendre l’expression d’un refus, un simple « non », trois lettres d’une telle vitalité que la défaite n’avait pas réussi à entamer. Non, la France n’est pas seule. Non, la guerre n’est pas terminée. Non, il n’y a aucune raison, ni de cœur ni d’esprit, d’accepter l’armistice infamant", peut-on entendre résonner sur l’esplanade.
Quatre élèves du collège Ampère, lauréats du concours national de la résistance et de la déportation, Joel Brunac, Téddy Cortès, Sarah El Bouzayani et Baptiste Daigumorte, sous l’égide de leur professeur d’histoire-géographie, Cynthia Maltagliati, ont également déclamé avec beaucoup de conviction le fameux appel du Général.
Mais celle qui attirait tous les regards, avec son beret bleu et son élégance, c’est Micheline Rémi, 73 ans, qui officie aujourd’hui comme porte-drapeau. Il faut dire que les femmes occupant cette fonction sont peu nombreuses, et Micheline le fait avec “beaucoup de bonheur”.
“Je suis passionnée par la Seconde Guerre mondiale. Mon père a fait la guerre, il a surtout été prisonnier en Allemagne et s’est évadé trois fois. Quand j’étais toute petite, il me racontait ses histoires de guerre, il me montrait les objets, les photos qu’il avait ramené… Même si ça parlait de guerre, de morts, pour moi c’était important, je l’ai reçu comme un cadeau. C’était comme un trésor.”
Marquée depuis l’enfance par ces récits, elle finit par s’engager dans plusieurs associations de mémoire. En juillet 2019, alors qu’elle était membre du Souvenir français, elle devient porte-drapeau suppléante, avant de devenir titulaire le 11 novembre de la même année pour l’Union locale des anciens combattants (ULAC) pour Arles et ses environs. “De temps en temps, quand ça ne dérange pas l'ULAC, je porte le drapeau pour le Souvenir français aussi, j’y reste suppléante alors il faut bien que je le fasse de temps en temps”, explique Micheline.
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