Publié il y a 8 jours - Mise à jour le 20.03.2025 - Anthony Maurin - 3 min  - vu 378 fois

GARD L’olive, patrimoine vivant entre tradition et modernité

Les olives seront ensuite transformées en huile avant la vente. 

- E.R

Des huiles d’olive d’exception récompensées lors du 22e Concours national des huiles d’olive AOP.

Photo d'illustration (Photo : Thierry Allard / Objectif Gard)

AOP, AOC… À quoi correspondent ces sigles ? Quelles garanties pour les consommateurs ? Quels sont les produits oléicoles français reconnus en appellation d’origine ? À l’heure actuelle en France, neuf aires géographiques en appellation d’origine protégée reconnues pour leur huile d’olive et/ou leurs olives et/ou pâte d’olives et qui identifient un noyau historique de production.

La picholine est la variété principale de l'AOP Olive et huile d'olives de Nîmes. (Photo d'illustration / Anthony Maurin).

Parmi elles avec « les olives vertes et l’huile d’olive de Nîmes AOP », le département du Gard compte aujourd’hui plus de 509 000 oliviers, dont la plus célèbre variété est la Picholine que l’on récolte verte pour la confiserie et mûre pour l’huile.

Le territoire de l’AOP comprend 223 communes, principalement situées dans le Gard. AOP depuis 2007 pour l’huile d’olive et 2010 pour les olives de table (AOC depuis 2004 pour l’huile d’olive et 2006 pour les olives), le nombre d’oliviers est d’environ 450 000 dont 70 000 en AOP. La production moyenne annuelle d’huile d’olive est de 50 tonnes (production moyenne annuelle d’olives à 30 tonnes) avec les variétés prédominantes que sont la Picholine, la Négrette ou encore la Noirette. L’huile d’olive de Nîmes AOP est une huile d’olive de type « fruité vert » (goût intense) caractérisée par ses arômes intenses de fruits rouges, de prunes, d’ananas (…) avec une pointe d’amertume et une ardence nette. Huile d’olive issue d’au moins 70 % d’olives de la variété Picholine.

L'olive est acheminée avant d'être broyée, ici chez Jeanjean (Photo Archives Anthony Maurin).

L’olive de Nîmes AOP est quant à elle une olive verte de variété Picholine, craquante et juteuse, douce avec des arômes de beurre de noisette. Se déguste principalement à l’apéritif. Les huiles d’olive françaises en AOP témoignent donc d’un savoir-faire ancestral et d’un lien unique avec leur terroir. En garantissant des critères de production stricts et en valorisant des variétés locales, elles participent au dynamisme de l’oléiculture française tout en préservant son héritage.

Le concours joue un rôle clé dans l’amélioration continue de la qualité des huiles françaises et dans la reconnaissance du talent des producteurs engagés dans ces démarches d’excellence.

Les olives seront ensuite transformées en huile avant la vente.  • E.R

« Chaque année, ce concours illustre la richesse et la diversité de nos huiles d’olive en appellation d'origine protégée. Il reflète l’engagement des producteurs à proposer des huiles d’exception, ancrées dans nos terroirs et plébiscitées par les amateurs d’authenticité », explique Laurent Bélorgey de France Olive.

Le Concours national des huiles d’olive en AOP, organisé par France Olive et l’Institut du monde de l’olivier, dévoile son palmarès 2025. Cette 22e édition a mis en lumière l’excellence et la diversité des huiles d’olive françaises sous AOP.

De belles olives tardives (Photo Archives Anthony Maurin).

Cet événement récompense chaque année les meilleures productions du terroir français, valorisant à la fois le savoir-faire des producteurs et l’authenticité des terroirs oléicoles. Le cru, pour l’édition 2025, est exceptionnel. Cette année, 127 huiles d’olive issues des neuf AOP françaises ont été soumises à l’expertise d’un jury composé d’une cinquantaine de dégustateurs, parmi lesquels des professionnels de l’oléiculture, des chefs, des experts sensoriels et des consommateurs avertis.

Ici l'huile est passée et repassée au sas (Photo Archives Anthony Maurin).

Les huiles étaient présentées dans 11 catégories, mettant en avant la richesse et la diversité des appellations d’origine protégée. Les critères d’évaluation portaient sur l’intensité du fruité, la typicité, la complexité aromatique et l’équilibre garantissant ainsi un palmarès d’une grande exigence. Un total de 38 médailles a été attribué cette année avec, dans les détails, 31 médailles d’or et sept médailles d’argent. Un palmarès qui reflète une année particulièrement réussie !

Habitué des médailles d’or, c’est le Moulin à huile du domaine de Pierredon, chemin de la distillerie à Estézargues qui a décroché le pompon pour l’huile nîmoise.

Pour en savoir plus, visitez le site du Syndicat des AOP Olive et Huile d’olive de Nîmes !

Anthony Maurin

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