LE 19H Drame au Chemin-Bas d'Avignon : tout un quartier en émoi

Anis, un jeune homme âgé de 21 ans a été tué par arme à feu dimanche soir au Chemin-Bas d'Avignon. Effroi, tristesse et colère, ce mardi 16 juin au marché du Chemin-Bas d'Avignon.
48 heures après le décès du jeune Anis, tué par arme à feu dimanche soir, les habitants du quartier populaire nîmois sont sous le choc. Certains osent le dire, d'autres n'en pensent pas moins mais la peur des représailles les empêche de parler. La peur, de manière générale, c'est bien le sentiment qui domine. Vient juste après la colère liée à l'insécurité.
Rappelons que dimanche matin, quelques heures avant le drame, des individus armés et le visage recouvert d'une cagoule déambulaient près du centre commercial du quartier. Des tirs avaient été constatés alors que des familles faisaient leurs courses à deux pas de là. Et de nouveau, hier, des témoins ont aperçu deux individus tout près de ce même centre commercial, eux aussi le visage dissimulé par une cagoule et armés. Aucun lien n'est pour l'heure établit entre ces deux faits et le meurtre d'Anis.
Découvrez notre reportage sur le marché du Chemin-Bas d'Avignon :
Ce mardi après-midi, les deux sœurs d'Anis, Khalida (18 ans) et Maroua (22 ans) et leur tante paternelle, Zohra (66 ans), accompagnées de leur avocate, maître Khadija Aoudia, ont reçu la visite et le soutien du représentant du consulat d'Algérie, Sami Boukelia, ainsi que celui du délégué général du Conseil français de culte musulman, Abdallah Zekri, très ému.
Le président de l'Union citoyenne des deux rives, Moncef Garrouri était également présent : "Nous sommes touchés dans l'âme. Il faut trouver une solution pour se mobiliser et interpeller la préfecture pour obtenir des réponses au sujet de la sécurité". Un sujet qu'il ne réduit pas au simple périmètre du Chemin-Bas d'Avignon, mais à l'ensemble des quartiers nîmois.
Quant à l'enquête, Maroua, la soeur aînée d'Anis qualifié de "généreux, souriant, sociable, agréable", attend qu'on lui rende justice, "que son sang n'ait pas coulé pour rien et que même dans l'hypothèse où la Justice ne peut rien faire, qu'au moins ça reste gravé dans la mémoire de tout le monde. Tout ce qui arrive est inacceptable."
Au pied de l'immeuble où vit la famille d'Anis, ce même mardi après-midi, des jeunes filles, des femmes, des mères, proches ou non de cette famille endeuillée, sont venues crier leur colère d'une seule et même voix : "Plus jamais ça. On ne veut pas un deuxième Anis ! On ne peut plus rester comme ça". Ces femmes demandent "aux politiques et aux forces de l'ordre d'intervenir". Et de prévenir : "S'ils ne viennent pas, c'est la population qui va faire la police seule."
Stéphanie Marin
À lire aussi : NÎMES/CHEMIN-BAS. Les témoignages de la famille d’Anis et de l’avocate Khadija Aoudia (vidéo)
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