GARD Lavoirs, puits, fontaines, thermes et sources

Constructions d’un autre âge, certaines d’entre elles plaisent encore aujourd’hui et ont leurs défenseurs. Parfois même, elles ont donné au Gard une célébrité internationale.
Longtemps la lessive s'est faite au bord de la rivière, sans abri, sur une pierre inclinée ou une simple planche. Les premiers lavoirs sont construits à la fin du XVIIe siècle par souci d'hygiène devant la recrudescence de la pollution liée à l'industrie naissante et face à la multiplication des épidémies.
Les édifices sont parfois remarquables. Il s'agit d'un bassin alimenté en eau, généralement d'origine naturelle, ayant pour vocation première non pas de laver le linge, mais de le rincer. Il est le plus souvent public, gratuit ou payant selon les communes, mais certains rattachés directement à une maison ou une ferme sont privés et peuvent être mis à la disposition de voisins moyennant une redevance.
Le lavage dure généralement trois jours. Le premier jour est consacré au trempage du linge (draps, chemises, torchons). Ainsi plongé dans de l'eau froide, on utilise du savon si nécessaire pour frotter le linge. Puis vient le temps du lavage, le deuxième jour. Le linge est placé dans une grosse marmite dans laquelle on verse d'abord de l'eau tiède, puis bouillante. On utilise de la cendre de chêne pour blanchir le linge. Le troisième jour est enfin consacré au rinçage. Égoutté, le linge est transporté sur brouette au lavoir pour y être rincé.
Agenouillées sur des garde-genoux, les lavandières rabattent le linge dans l'eau claire du lavoir. Le rinçage terminé, le linge est étendu à l'air libre. Les lavoirs jouaient alors un important rôle social car les lavandières échangeaient sur les activités du village. 156 lavoirs sont actuellement répertoriés dans le département du Gard.
Puits et fontaines
Les puits communaux, seuls moyens d'approvisionnement en eau existent depuis longtemps. Régulièrement entretenus, ils sont encore beaucoup utilisés jusqu'à l’après-guerre. Ils sont toujours utilisés aujourd'hui dans certains jardins.
Au Moyen Âge, les fontaines publiques sont des lieux d'alimentation en eau potable privilégiés. Toutes les catégories sociales se retrouvent à la fontaine pour les éléments de la vie courante.
Les fontaines à eau majestueuses à usage récréatif n’apparaissent qu’à la Renaissance. Inspirées par les travaux des ingénieurs romains en hydraulique, mécanique des fluides ainsi que par leurs ouvrages sur les aqueducs, on les retrouve dans les principaux châteaux à partir du XVIlle siècle.
La fontaine est constituée d'une fondation, d'une borne à goulot (le pilier vertical de conduction d'eau) d'un ou plusieurs bassins et d'un trop plein. Le piédestal parachève la fontaine à des fins esthétiques.
Les thermes et sources
Les sources thermales et leurs propriétés curatives sont connues depuis l'Antiquité. À l'époque romaine, la source de la Fontaine de Nîmes, probablement plus abondante qu'aujourd'hui grâce aux nombreuses forêts qui couvrent presque toute la contrée, permet aux Romains honorant les divinités des eaux de faire leurs ablutions dans des bains publics construits spécialement, dont les vestiges sont encore visibles de nos jours.
Certains thermes sont déjà réputés pour leurs vertus curatives. Les Romains sont en effet les précurseurs du thermalisme et profitent des nombreuses sources du département du Gard. Dès la fin du XIXe siècle, ces sources sont exploitées à des fins thermales ou industrielles. En 1900, 19 sources minérales sulfurées et ferrugineuses froides sont exploitées à Cauvalat près du Vigan, à Fonsange sur la commune de Sauve aux Fumades, à Euzet et à Saint-Jean-de-Ceyrargues.
La station des Fumades à 17 kilomètres au nord-est d'Alès se développe dans la seconde moitié du XIXe siècle. Elle conserve les restes d'une vaste piscine romaine.
Onze sources répertoriées sur un rayon de 150 mètres permettent de soigner les affections respiratoires, cutanées ou osseuses. Des excursions aux alentours sont également proposées aux curistes.
La station d'Euzet-les-Bains, qui recevait déjà 500 malades au XVIlle siècle, connaît également un nouvel essor en 1900 en accueillant une clientèle aisée qui profite de bals et de concerts durant les cures. Certaines de ces sources sont déjà utilisées depuis le XVIIIe siècle par les médecins pour soulager ou guérir leurs patients. Enfin, le domaine des Bouillent est également exploité à Vergèze.
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