ÉDITORIAL Gaspillage de l'eau : la fuite en avant

Le scandale du gaspillage de l'eau est de nouveau mis en lumière par l’UFC-Que Choisir. Est-ce que "ça va ruer dans les brancards" ? Rien n'est moins sûr...
En France, en 2018, le magazine télévisé Cash investigation rappelait qu'un litre d'eau potable produit sur cinq n'arrivait jamais dans nos robinets. À Nîmes, alors que le marché de l'eau n'avait pas encore été renouvelé, les équipes de France 2 avaient révélé que la situation n'était pas glorieuse dans la capitale du Gard. Ce qui faisait dire au président de l'Agglomération à l'époque, Yvan Lachaud : "Ça va ruer dans les brancards". Il avait tenu promesse, la Saur, opérateur historique depuis cinquante ans, avait été remerciée et remplacée par Veolia Eau. Depuis, Yvan Lachaud a quitté le Colisée, mais difficile de savoir si la situation s'est réellement améliorée. En tout état de cause, sur le Gard, l’UFC-Que Choisir vient d'alerter : les fuites continuent dans le département. Le chiffre fait peur : il y aurait à l'heure actuelle 26,10 % d’eau potable perdue ! En cause une nouvelle fois : l’état des réseaux de canalisation. L'association de protection des consommateurs demande donc aux pouvoirs publics de mettre en œuvre un véritable plan de rénovation des réseaux. Elle lance par ailleurs une action de sensibilisation de l’opinion publique. Sous fond de changement climatique et alors que la sécheresse frappe le Gard depuis plusieurs semaines, et devrait s'accentuer au coeur de l'été, cette perte sèche a de quoi rendre fou. Surtout que ces fuites considérables représentent chaque année l’équivalent de la consommation en eau de la seule ville de Nîmes. Comme le rappelle l'UFC-Que Choisir, les obligations réglementaires sont pourtant là. En 2019, les Assises de l’eau ont fixé l’objectif de renouveler 1 % du réseau national par an. Mais dans le Gard, 86 % des communes sont en-dessous de cet objectif national. Comment faire ? Difficile de reprocher aux petites mairies sans moyens financiers véritables et sans aides en matière d’ingénierie de répondre aux exigences. Les aides financières, y compris de l'État, représentent une goutte d'eau. Ainsi, il est urgent de ne pas attendre. Alors l'association locale demande un renforcement des aides de l’agence de l’eau du Bassin Rhône-Méditerranée-Corse aux collectivités prioritaires en termes de raréfaction de la ressource et de fuites, une augmentation du budget de cette même agence en faisant par exemple progresser les redevances payées par les acteurs professionnels. Enfin, en agissant sur le développement de l’appui technique du département du Gard aux petites communes. Le message sera-t-il entendu ? On peut toujours rêver... ou boire un coup !
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