VILLENEUVE-LÈS-AVIGNON Des moutons pour débroussailler le fort Saint-André

La société Coop élagage, basée à Villeneuve depuis douze ans, compte quinze salariés, bien aidés dans certaines tâches par… des moutons.
L’entreprise, fondée et dirigée par Nicolas Parmeggiani, fait dans l’éco-pâturage : ce sont les moutons qui débroussaillent, avant que les hommes ne viennent parfaire leur travail. Un bon exemple de la philosophie de Coop élagage : « nous essayons d’être les plus bio possibles, nous valorisons au maximum tous nos déchets, nous voulons avoir le moins d’impact possible sur la nature », résume le Villeneuvois.
Ainsi, l’entreprise récupère le bois qu’elle coupe pour le chauffage, les copeaux pour ses toilettes sèches, les déchets des repas des salariés pour un poulailler commun à l’entreprise, « et même l’huile de nos moteurs est bio », précise Nicolas Parmeggiani. Évidemment, l’entreprise ne propose à ses clients que des traitements naturels.
En pratique, l’éco-pâturage rentre aussi dans cette politique d’aller vers le plus de bio et de naturel possible. L’entreprise possède une vingtaine de moutons, répartis en petits troupeaux de quelques bêtes sur trois chantiers simultanés : un de 4 hectares pour un particulier, l’abbaye de Montmajour à Arles (Bouches-du-Rhône) et donc le fort Saint-André de Villeneuve. Un mode de débroussaillage qui colle avec les désidératas des Monuments historiques, « qui veulent moins de mécanisation », note Nicolas Parmeggiani.
Concrètement, les moutons passent en premier. « Ils réduisent le volume de biomasse, c’est plus facile pour mes gars ensuite », explique le gérant. Des zones fermées sont délimitées préalablement, sous forme de petits parcs, « pour que les moutons broutent le plus possible car ils sont très sélectifs », précise-t-il. On le constate là où les moutons, mais pas encore les hommes, sont passés : seules subsistent les orties. Les autres herbes et plantes ont été dévorées par les ovins au cours de leurs nombreux passages.
Les moutons sont au fort depuis le début du printemps, et ils y resteront jusqu’au mois de juillet avant de gagner leurs quartiers d’été sur l’île de la Barthelasse. « Tant qu’il y a de l’herbe on fait tourner, il n’y a pas de durée prédéfinie », ajoute Nicolas Parmeggiani. De toute façon, les moutons, habitués à l’homme depuis leur enfance, ont déjà été adoptés par le personnel du fort.
Thierry ALLARD
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