BAGNOLS Sécurité, solidarité internationale : le ton monte en conseil municipal

Il n’y avait pas que le vote du budget au programme de ce premier conseil municipal de Bagnols de l’année, qui se tenait ce matin pour la première fois dans la nouvelle salle de réunion du centre hospitalier.
Ainsi, après un hommage à trois anciens élus municipaux décédés récemment, Pierre Combe, Jacques Obernesser et Pierrette Pasquini, l’assemblée à débattu et le ton est monté à plusieurs reprises.
« La première des responsabilités des élus c’est de ne pas dire de conneries ! »
C’est tout d’abord autour du recrutement d’un policier municipal supplémentaire que les esprits se sont échauffés, l’ex-FN Jean-Pierre Navarro s’interrogeant sur les consignes qui auraient été données aux policiers municipaux de la ville : « ils ne sont pas là pour matraquer ! » L’UDI Claude Roux se félicitera de cette embauche, avant d’évoquer les horaires de nuit pour la police municipale ainsi qu’une hausse de la violence abonnée par aucun chiffre. « Il n’y a pas de hausse de la violence, je ne peux pas vous laisser dire ça ! », s’emportera l’adjoint à la sécurité Michel Cégielski, quand le maire Jean-Christian Rey rappellera que « globalement l’insécurité ce n’est pas la nuit, mais la journée quand il y a du monde », non sans avoir raillé l’opposant : « vous vous en félicitez, mais vous avez voté contre le budget, c’est dans le budget ! » Sans surprise, l’embauche sera votée à l’unanimité.
Les élus ont ensuite enchaîné sur deux délibérations accordant la protection fonctionnelle à deux agents victimes d’une agression « lors d’une mission de surveillance générale ». Jean-Pierre Navarro en profitera pour lui aussi évoquer une hausse des agressions, de quoi sévèrement agacer le maire : « ces actes sont inadmissibles, mais ce n’est pas tous les jours, ce n’est pas Chicago ! Arrêtez d’agiter le chiffon rouge, la première des responsabilités des élus c’est de ne pas dire de conneries ! » Les deux délibérations seront votées à l’unanimité.
Sécurité toujours, avec une demande de subvention pour le renouvellement de la caméra de la piscine en HD. L’opposante Claudine Prat demandera s’il y avait « quelqu’un à l’autre bout de la caméra », s’attirant les sarcasmes du maire : « il y a un pot de yaourt de l’autre côté. » « Il y a 4 personnes qui se relaient la journée, tout est enregistré, et la nuit la police nationale a la main », précisera Michel Cégielski. Unanimité.
« Vous ne trouvez pas que c’est de la démagogie à deux balles ? »
Le dernier débat houleux fut sur de la participation de la commune au projet de coopération internationale de l’association Peuples Solidaires Bagnols. Un projet autour de l’eau dans la région de Boala, au Burkina-Faso, auquel la commune prévoit de participer via la loi Oudin-Santini, qui permet à la commune de prendre 1 % de la part communale de son budget eau ou assainissement pour des actions de solidarité internationale dans ces domaines. Une participation de la ville qui permet également d’agir comme un effet levier pour les autres financements, notamment ceux de l’Agence de l’eau.
« C’est un projet très intéressant », estimera Claudine Prat, avant de revenir sur la solidarité, « dont vous ne précisez pas si elle est locale ou internationale, aujourd’hui des bagnolais ne bouclent pas leur budget, certaines personnes risquent de ne pas bien comprendre », puis d’aborder le coût pour la commune et d’appeler la commune à la « vigilance », « la loi Oudin-Santini ayant été mise en place par M. Santini, très lié à Veolia. » Une intervention qui a fortement agacé Jean-Christian Rey : « ça me fait froid dans le dos ce genre de paroles (…) Si vous voulez qu’on se ‘trumpise’, qu’on fabrique des murs, si vous continuez à penser que sur un budget de 600 000 euros on n’est pas capables de sortir 7 500 euros par an pour un projet qui sauvera des vies… » Le maire rappellera ensuite que la délibération n’engageait la commune qu’à hauteur de 390 euros, avant que Claudine Prat parle « d’affirmations calomnieuses » et accuse le maire d’avoir « déformé (ses) propos ». « Et quand vous dites que ce sont les Bagnolais qui payent pour les Africains, vous ne trouvez pas que c’est de la démagogie à deux balles ? », rétorquera Jean-Christian Rey, énervé.
Le premier adjoint Jean-Yves Chapelet rappellera ensuite que « la solidarité envers les Bagnolais elle existe dans le contrat avec Veolia, ce n’est pas Bagnols contre le reste du monde », avant que Claudine Prat ne regrette « un procès d’intention » et le fait que « la dernière fois qu’on a eu une discussion de ce type, elle était marquée comme ‘inaudible’ et pas retranscrite dans le compte rendu. » « Vous n’avez qu’à parler dans le micro », glissera le maire, glacial. La délibération sera votée à l’unanimité, moins l’abstention de Claudine Prat.
Thierry ALLARD
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