SAINT-SAUVEUR-CAMPRIEU Au lac du Bonheur, barrage et pont réclament des travaux urgents

Le lac du Bonheur s'étend sur deux hectares
- François DesmeuresAlors que l'attention municipale était portée sur le lac du Bonheur et son barrage, le pont a vu ses fissures augmenter sous le passage répété des camions qui ont charrié les matériaux curés au fond du lac. Les travaux de consolidation du pont commenceront ce lundi 11 septembre, tandis que la restauration du barrage, coûteuse, devra attendre au moins une année de plus. Un laps de temps durant lequel la maire, Nicole Amasse, espère bien dénicher des subventions et ne pas voir l'ouvrage s'étioler.
Le 16 juin dernier, Nicole Amasse faisait part de ses inquiétudes à la préfète du Gard, sa sous-préfète viganaise, et à la sénatrice Vivette Lopez, que la maire a amenées au lac formé par le ruisseau le Bonheur. "En 2022, on a réalisé la vidange et le curage du lac, rembobine Nicole Amasse, ce qui n'avait pas été fait depuis 17 ans. C'était nécessaire pour des questions d'hygiène, de sécurité et d'entretien. Or, on n'avait pas droit à des subventions puisque c'était de l'entretien." La mairie a donc payé 267 000 €, des études à la réalisation des travaux sur les deux hectares du lac. 12 000 m3 de sédiments et feuilles désagrégées ont été retirées du fond.
L'occasion s'offrait donc de "demander un diagnostic pour le barrage parce que le précédent, il y a dix ans, avait montré des fissures". Des fissures qui sont évidemment restées, et sont devenues "un peu plus graves, sous l'effet des épisodes cévenols et du gel. Ce qui veut dire que le barrage menace de céder partiellement ou totalement", craint Nicole Amasse, à terme. Sauf que le devis pour les travaux de restauration est himalayesque pour une commune de la taille de Camprieu, soit 400 000 € HT.
Pour curer le lac et en évacuer les matériaux, il a bien fallu que des camions effectuent les rotations... en passant par le pont du Bonheur, qui n'a la largeur que d'une seule voie. "Or, il existait des fissures sous la voûte, poursuit Nicole Amasse. On avait même posé des témoins pour voir si le pont ne bougeait pas." Des témoins qui n'ont pas révélé d'accentuation des défauts. Ce qui n'empêche pas le besoin de travaux.
"On pensait commencer les travaux par le barrage, relate Nicole Amasse. Sauf qu'on s'est renseigné auprès des instances sur les possibilités d'aide, auprès de l'État, du Département, de la Région, de l'Agence de l'eau ou du PETR (pôle d'équilibre territorial et rural, relire ici). Tous les retours ont été négatifs, avec le même argument : c'est un lac d'agrément." Les institutions ont conservé les dossiers, Nicole Amasse a même tenté d'interpeller Carole Delga sur le sujet, lors de l'inauguration du Climatographe, au sommet de l'Aigoual. Sans succès pour l'instant.
"Comme personne ne veut nous aider, on va commencer par la réparation du pont", s'est convaincue la maire, qui verra les travaux débuter lundi 11 septembre. La raison financière est évidemment celle qui a fait pencher la balance : les travaux ne s'élèvent "qu'à" 202 000 € HT et, bien que la voirie soit communale, ils peuvent être subventionnés à 66% par l'État et le Département. "Puis, on tentera en 2024 pour le barrage, en réunissant tout le monde." Tout en louant l'idée de son prédécesseur qui, il y a plus de 50 ans, a pensé cet équipement pour la commune - qui lui sert bien pour attirer des touristes l'été - la maire souhaiterait "le classer comme réserve sécurité incendie, ce qui ouvrirait peut-être la possibilité d'aides". Un classement qui viendrait valider un état de fait "parce qu'il sert déjà à ça", poursuit Nicole Amasse en levant les épaules, les pompiers venant déjà recharger leur hélicoptère bombardier d'eau en cas d'incendie à proximité.
Entamés le 11 septembre, les travaux sur le pont devraient durer une dizaine de semaines. Ils permettront la sécurisation, mais aussi l'améioration de l'existant. "Le parapet n'est plus aux normes et on va en profiter pour faire un passage piéton en encorbellement. Le temps des travaux, une déviation sera mise en place par le chemin communal."
Puis, à l'automne, Nicole Amasse espère mettre tout le monde autour de la table pour attirer quelque financement sur la réfection du barrage. En espérant que la Direction déparrementale des territoires et de la mer (DDTM) et la préfecture se montrent "aussi réactifs et compréhensifs que pour la vidange et le curage du lac. Sinon, il nous faudra faire un emprunt... ou pas de travaux. Mais au risque de quoi ?, interroge la maire. Si le barrage cède quand il y a des promeneurs, qui est responsable ?"
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