BAGNOLS Ordonnances travail : "la manifestation du 12 n’est qu’un début", prévient la CGT

« C’est la flexibilité à outrance, la précarisation à outrance » : c’est peu dire que les ordonnances sur le travail dévoilées il y a quelques jours par le gouvernement ne passent pas, du côté de la CGT.
Ainsi, le secrétaire général de l’Union locale bagnolaise de la CGT Patrick Lescure y voit notamment « une légalisation des licenciements abusifs » et plus largement « des dispositions qui vont permettre aux patrons les plus pourris d’agir impunément. »
« Les salariés vont être jetés en pâture »
« On est rentrés dans une phase de sécurisation à tout pris des employeurs et de la finance au détriment des salariés », ajoute le cégétiste, qui craint à terme « une généralisation du modèle anglais » et de ses contrats zéro heure, acmé de la flexibilité. Et d’après lui, ça commence en rompant « l’égalité entre les salariés, car bon nombre d’éléments fondamentaux ne seront plus négociés au niveau de la branche, mais de l’entreprise. » Évitant de se lancer dans un inventaire à la Prévert, Patrick Lescure estime que « les salariés vont être jetés en pâture » et que dans l’ensemble, « (la CGT) ne trouve rien de bon dans ces ordonnances. »
Face à cette situation, la CGT locale « a commencé depuis la mi-août à alerter les salariés. » Et pas uniquement : « en ce moment, je ne connais pas un salarié, un actif, un chômeur ou un retraité qui ne soit pas touché, soit par les ordonnances, la baisse des APL ou encore la hausse de la CSG pour les retraités. » Alors le syndicaliste espère rassembler largement le 12 septembre, lors de la journée nationale de mobilisation lancée à l’appel de la CGT, de FSU et Solidaires.
« On pourrait avoir des surprises le 12 »
« On pourrait avoir des surprises le 12, par exemple des membres d’organisations qui ont appelé à ne pas venir », avance le cégétiste, en faisant référence à FO. Les Insoumis, qui auront leur propre journée d’action onze jours plus tard, devraient eux aussi participer à la manifestation du 12 septembre.
Rendez-vous est donné à midi devant la Poste de Bagnols, avant un départ en bus pour Nîmes et la manifestation de 14 heures la Maison Carrée. «On en est à deux cars pour l’instant, c’est plutôt pas mal », annonce Patrick Lescure.
Mais quoi qu’il arrive, « la manifestation du 12, ce n’est qu’un début, prévient le cégétiste. On va aller vers des initiatives publiques, on réfléchit aux moyens de partager le plus possible avec les salariés l’information, ce que ces ordonnances vont changer pour eux. » Et après l’avoir rencontré une première fois en juillet, l’Union locale CGT va demander une nouvelle entrevue avec le député LREM Anthony Cellier, « pour dire qu’il est possible de faire autrement, car si on n’arrive pas à bloquer la machine, on va vers une précarisation à tout va, dans des proportions qu’on n’imagine peut-être même pas. »
Et aussi : pour réserver une place dans le car pour Nîmes, contacter le 06 46 07 57 45.
Thierry ALLARD
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