ALÈS Dans le sillage de Laurent Wauquiez, Christophe Rivenq réfléchit à "sortir l'Agglo de la loi Zan"

Christophe Rivenq milite toujours pour l'achèvement du contournement ouest de Nîmes afin de poursuivre le désenclavement d'Alès.
- Objectif GardEn marge d'un comité de pilotage lié au rebond industriel du bassin d'Alès ce mardi 3 octobre (relire ici), le président d'Alès Agglomération, Christophe Rivenq, a profité des doléances des entrepreneurs locaux en matière de foncier pour dézinguer la loi zéro artificialisation nette (ZAN) dont il menace de sortir l'Agglo.
La sortie médiatique du week-end du président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes a donné des idées à celui qui est encore président du parti Les Républicains du Gard. Quelques jours après l'annonce de Laurent Wauquiez qui envisage de sortir sa région de la contestée loi ZAN, dont l’objectif est d’atteindre le "zéro artificialisation nette des sols" en 2050, Christophe Rivenq en a fait peu ou prou de même ce mardi 2 octobre en marge d'un comité de pilotage lié au rebond industriel du bassin d'Alès qu'il coprésidait. Et ce, malgré les réactions virulentes en réponse à la sortie du candidat potentiel à l’élection présidentielle de 2027, dont celle du porte-parole du gouvernement, Olivier Véran, lequel a estimé que Laurent Wauquiez s’exposait à des sanctions en cas de non-respect de la loi.
"Je me demande si je ne vais pas moi aussi décider de sortir Alès Agglo de la ZAN", a en effet esquissé le président de l'intercommunalité, dont la déclaration s'inscrivait dans un contexte bien particulier. Celui d'une phase de diagnostic opérée ces trois derniers mois auprès d'une soixantaine d'entrepreneurs locaux, laquelle a fait émerger leur tenace inquiétude en ce qui a trait à la raréfaction du foncier. Celle-ci constituerait même le principal écueil au développement économique du territoire qui, en plus de s'avérer "très rural", n'a connu qu'une "très faible consommation de foncier ces dix dernières années".
"On encourage l'hypermétropolisation", se désole Christophe Rivenq
Or, l'objectif intermédiaire de la loi ZAN vise une réduction de moitié de la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers dans les dix prochaines années (2021-2031) par rapport à la décennie précédente (2011-2021). Ce qui conduit le président d'Alès Agglomération à cette interprétation : "On encourage l'hypermétropolisation et on se retrouve à payer pour ceux qui ont beaucoup urbanisé ces dernières années." Localement, en l'état, le respect de la loi ZAN réduirait la marge de manœuvre de l'Agglomération qui n'aurait plus "que 300 hectares" à consommer lors des dix prochaines années.
Trop peu aux yeux de Christophe Rivenq qui se demande comment conjuguer en pareille situation développement économique, construction de logements et équipements publics. "On va finir par mettre un grand panneau au sud de l'Agglo, un grand panneau au nord, des barbelés, en disant : "Ne venez plus chez nous on ne peut plus rien construire". Il y a des gens qui devraient réfléchir un peu à Paris quand ils pondent des lois de la sorte, même si j'en partage l'idée qui est de protéger notre environnement", a pesté l'élu alésien, un brin cynique.
"Terminer à tout prix le contournement ouest de Nîmes"
"Ne vous mettez pas en marge de la loi ZAN monsieur Rivenq", a simplement rétorqué le sous-préfet d'Alès d'un flegme sans égal. Après quoi, Émile Soumbo a proposé la création d’un groupe de travail "spécial foncier" en vue de "trouver des solutions" pour ne pas altérer le développement économique. "Le manque de foncier, c’est un sujet qui remonte de tous les territoires", avait temporisé Jean-Baptiste Gueusquin, directeur du programme Territoires d'industrie.
Ce dernier reconnaît que la loi ZAN "complique l'équation" mais y voit l’occasion de "réfléchir à de nouveaux modèles de zones industrielles" en vue de conjuguer développement économique et transition écologique. Des propos approuvés par Christophe Rivenq qui allait se livrer à une nouvelle incise, cette fois davantage teintée d'ironie : "Je vais finir par demander l’autonomisation de la ville d’Alès comme la Corse et la Bretagne." Enfin, parce que le bassin d'Alès serait le 148e territoire d'industrie de France (avant-dernier) en matière de proximité avec les échangeurs autoroutiers, le président de l'Agglo a une fois de plus martelé sa volonté de "terminer à tout prix le contournement ouest de Nîmes" (relire ici).
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